Jean iv
choses du royaume, d’entendre la bonne nouvelle du sal ut':
Le retour à la vie normale ou la nouvelle naissance est un commencement pour la personne; sa vie spirituelle se développe ensuite comme se développe la vie naturelle de l’enfant. Les évangiles qui en marquent le début en marquent aussi le terme : la sainteté parfaite, semblable à la sainteté du Père. « Soyez parfaits, dit Jésus, comme votre Père céleste est parfait1 2. » Cette ressemblance avec Dieu ne s’acquiert pas d’un coup; elle est le résultat d’une fidélité croissante chez le disciple, d’une union toujours plus intime avec le Maître, d’une action toujours plus profonde de Dieu dans le cœur.
En notant quelques-uns des aspects de la liberté de la personne, ce sont quelques-unes des phases diverses des relations de l’homme avec Dieu qui ont été notées. Il importe de préciser que la vie supérieure dans laquelle l’homme entre volontairement, que l’acceptation par l’homme de la volonté divine comme norme souveraine de sa volonté propre, que l’échange incessant établi entre l’homme et Dieu par la prière et par l’exaucement, que la dépendance vitale qui attache l’homme au Sauveur comme le sarment est attaché au cep, laissent subsister dans sa plénitude l’autonomie de la personne. La preuve en est que ces relations nouvelles peuvent être, comme il a déjà été dit, toujours suspendues, que cette destinée de l’homme n’est pas universelle, ce qui revient à dire qu’elle n’est pas imposée à tous, bien plus qu’elle n’est pas possible pour tous. Même « les fils du royaume », comme les nomme le premier évangile, les êtres qui, par leur naissance et leur éducation, appartiennent à la théocratie, peuvent être exclus de l’alliance de Dieu et