CHAPITRE IV
MESURES RESTRICTIVES ; LEUR APPLICATION TARDIVE NE PERMET PAS DE DÉCIDER SI ELLES ONT EU DE l'iNFLUENCE SUR LA CESSATION DE l'ÉPIDÉMIE.
M. le docteur Arnaud reconnaît lui-même, avec une g-rande sincérité, qu'il est arrivé de Constantinople dans la province de Benghazi au moment oii l'épidémie de Merdje touchait à sa fin(l). Arrivés vers le mois de juillet à Benghazi, son collègue le docteur Rhazès et lui apprirent, par des sources privées (2), que les mesures prises à Merdje, dès l'apparition du fléau, avaient été fort incomplètes, et que bien des communications pouvaient avoir lieu avec les campements voisins de Benghazi même (3), Voilà donc, vers le mois de juillet, pour employer l'expression du docteur Arnaud, le prétendu isolement de Merdje reconnu comme n'étant pas efficace.
(1) Page 13.
(2) Tous les renseignements fournis par l'office sanitaire étant incomplets, M. Arnaud dit (page 57) : » Je dois l'avouer, toutes les informations officielles ne furent propres qu'à nous cacher la vérité et, par suite, dès le début, à paralyser nos efforts. »
(3) Page .56.