‹ La peste en Turquie dans les temps modernesChapitre 44 sur 60 · CONCLUSIONS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS GÉNÉRALES

cl suri oui en France, comme un service modèle qui n'a besoin que de quelques légères modificalions pour passer il l'état de service parfait. Dans des sphères élevées, savantes et estimables, ce service est considéré comme puissant dans son action et tellement organisé qu'il est non-seulement prévenu à temps de l'existence de toutes les épidémies, mais qu'il peut les arrêter dans leur marche sans coup férir (4). C'est dans ce sens qu'un médecin distingué, bien autorisé par sa position spéciale, écrivait dans la Gazette hebdomadaire, à propos de la peste d'As- Irakan : « D'ailleurs le conseil sanitaire de Constantinople est là qui fait et qui fera bonne garde. L'administration sanitaire ottomane continue à tenir un œil largement ouvert sur les coins suspects de l'Astrakan, du Caucase, du Kurdistan, de la Mésopotamie, de la Perse... »

« ... Le conseil de santé international est composé de fonctionnaires turcs et de médecins européens ; chaque puissance de l'Europe y est représentée par des délégués spéciaux dont plusieurs sont médecins. Le conseil de santé est chargé de faire appliquer les règlements de police sanitaire générale de l'empire, règlements qui ont

(1) Les hommes pratiques habitant les provinces de la Turquie sont en général moins prévenus que ceux qui habitent Constantinople en faveur du service sanitaire ottoman; pourtant M. le docteur Sucquet s'en exagère peut-être encore l'importance quand il écrit en 1874 : « Je ne sais ce que l'avenir nous réserve ; mais si, après quarant« années d'absence, la peste nous revenait, elle trouverait pour la combattre une armée sanitaire d'une organisation sinon parfaite, du moins meilleure qtie celle avec qui elle avait iilfaire dans le passé. » (Recueil des travaux (lu Comité consultatif, tome Vlll.)

6 lé élaborés par des commissions et des conférences sanitaires internationales. Il veille à l'exécution des mesures à prendre et au fonctionnement de l'administration sanitaire de toute la Turquie. Il a dans ses attributions principales la surveillance et la prophylaxie des maladies épidémiques, ainsi que la direction des nombreux médecins sanitaires de l'administration, lesquels sont répartis dans les ports et les principales villes de la Turquie (1). » Je ne crois pas que cet engouement en faveur du service sanitaire ottoman existe à Londres, à Berlin, à Saint-Pétersbourg ; mais je pense qu'à Vienne et à Paris surtout, il y a, ou il y a eu récemment encore, une sorte de prévention dans ce sens. Ce sentiment est très-naturel chez nous ; sans parler de nos intérêts matériels au point de vue de la préservation des épidémies, nos agents et nos médecins sanitaires surtout, cherchant toujours, comme de juste, à porter haut le drapeau de la France en Orient, ont fait beaucoup pour l'organisation sanitaire de la Turquie. Gela entrait dans le rôle civilisateur et éminemment désintéressé de notre pays. De là à s'attacher à son œuvre et à n'en voir que les bons côtés, la transition est facile.

On trouve une preuve bien frappante de cet optimisme, déjà en 1853, dans un rapport fait au comité consultatif d'hygiène par M. Amédée Latour : « Le comité a cette conviction que les institutions sanitaires de la Turquie et de l'Egypte, sans avoir atteint tous les perfectioune-

(1) Gazette hebdomadaire de médecine, 14 mars 1879, png-e 166.

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mollis dont elles sont susceptibles, oll'rent aiijoiircrhui néanmoins à l'Europe des garanlics sérieuses, que le mécanisme et le fonctionnement de ces institutions sont tels qu'il est impossible que l'existence de la peste reste ignorée des intendances sanitaires de ces pays, que ces intendances possèdent une action suffisante pour pouvoir espérer de concentrer la maladie dans les lieux où elle ferait explosion (1). » M. A. Latour ne se contente pas de cette assertion générale, il ajoute : «Ainsi, d'une part administration sanitaire en Turquie et en Egypte telle que sur la surface de ces pays, dans le plus petit village, un seul cas de peste ne peut échapper à la vigilance des nombreux agents de cette administration(2). » La deuxième conclusion de ce rapport, fait au nom d'une commission formée par Magendie, ïardieu et Lévy, est que « les administrations sanitaires de la Turquie et de rÉgyple, quoique susceptibles de quelques améliorations de détail, présentent cependant à l'Europe des garanties suffisantes pour admettre que l'existence de la peste ne peut échapper à leurs investigations. » 11 ne s'agit pas ici, on le voit, d'une assertion isolée et particulière, il s'agit de l'opinion de l'une des commissions hygiéniques de l'Europe les plus haut placées dans la science, les mieux informées ; de celle qui a sous ses ordres en Orient les médecins sanitaires les plus justement estimés et considérés. Il a donc fallu que les renseignements par-

(1) Hecueil des travaux du Comité consultatif, tome II.

(2) Même Recueil, page 158.

venus au comité cousullaLif vers cette époque et dans les années antérieures aient été de nature à induire en erreur les membres les plus distingués de notre conseil hygiénique central. Pourtant M. Sucquet, médecin sanitaire de France en Syrie, avait écrit au comité en 1 849 : « Après avoir longuement conféré avec les membres de la commission sanitaire autrichienne envoyée en Turquie afin d'examiner le service sanitaire turc, il est résulté pour eux et pour moi, de nos discussions, que le système quarantenaire établi en Turquie n'offre aucune garantie à l'Europe, bien qu'il existe, dans les différentes parties de l'Empire ottoman, une administration ou oOice sanitaire et deslazarets. ))M. Sucquet donne ensuite des détails sur les quarantaines et les lazarets de la Turquie quiprouvonl leur insuffisance et leur mauvais fonctionnement (1). Il est vrai que M, Fauvel, qui ne voyait directement que ce qui se passait dans la capitale de la Turquie disait, le 5 juillet 1851 : « L'Empire ottoman est doté, depuis un certain nombre d'années, d'une administration quarantenaire régulièrement organisée qui a déjà [produit de grands résultats et qui n'a besoin que d'être complétée, fortifiée, améliorée dans les détails pour rendre tous les services qu'il est permis d'attendre d'un service quarantenaire quelconque. Et cependant, à en juger par les écrits les plus récents, il semble que cela soit ignoré de plusieurs des États intéressés dans la question... Il est démontré pour tous, par cette surveillance des médecins

(1) Même Recueil, tome V, page 368.

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sanililires ullomans el fraii(;ais, (nTau moindre soupçon de réapparition de la peste, l'Europe a les moyens d'en être prévenue à temps (1). » Mais le môme écrivain, six mois seulement après cette première déclaration, en janvier mandait à Paris : « Je ne suis pas suspect d'ailleurs en faveur des institutions ottomanes; je sais, je dis et je répète que l'institution des quarantaines ne peut fonctionner en Turquie de manière à inspirer la confiance qu'à la condition de l'appui et du concours incessant de l'Europe ; que, le jour 011 cet appui et ce concours feraient défaut, toute sécurité disparaîtrait (2) . »

Je suis et j'ai toujours été d'avis que cet appui et ce coiicow's incessant de l'Europe en Orient et même à Constantinople est une chose impossible en pratique. On ne pourra jamais, avec l'appui et le concours des puissances européennes, faire fonctionner d'une manière constante et régulière un service considérable qui a besoin d'être incessamment surveillé dans tous ses détails. C'est l'esprit des gens qu'il faudrait changer, ainsi que leur manière depenseretd'agir; c'est l'administration elle-même, presque tout entière, qui devrait être européenne ; enfin, ce sont les intérêts politiques opposés et les vues hygiéniques souvent diverses des nations occidentales qu'il faudrait réunir en un même faisceau et faire converger à un même but. Cette unité de vue et d'action sera considérée évidemment comme impossible par tous ceux qui

(1) Recueil des travaux, tome V, page 96.

(2) Même Recueil, tome V, page 107.

connaissent l'antagonisme, les jalousies, les luttes d'influence qui divisent si profondément les grandes puissances européennes eu Orient. On ne sait pas, et il serait bien difficile de savoir aujourd'hui à quelles époques ce concoui's et. cet appui européens ont fait défaut depuis 4883, date du rapport de M. Amédée Latour ; il est trèsprobable que très-souvent il en a été ainsi, puisqu'on 4856 et 4858 les faits épidémiques delaCyrénaïquen'ont pas été dénoncés à temps et n'ont pu être combattus avec efficacité ; puisqu'on 4874, dans cette province, les choses se sont passées comme dans l'épidémie précédente, alors que la famine qui précéda la peste aurait dû mettre l'administration sanitaire bien en garde; enfin, puisque le fait épidémique de la Mésopotamie en 4 867 n'a pas été reconnu, et puisque les épidémies successives de cette contrée en 4874, 4875, 4876, 4877, n'ont pas donné lieu à un déploiement de mesures propres à les prévenir ou à les éteindre dans leurs foyers. Il.faudrait donc, d'après l'autorité que je viens de citer, faire remonter en quelque sorte aux puissances européennes la responsabihté dos faits que nous avons élucidés et rassemblés ici. Si le concours et l'appui de l'Europe avaient été actifs et incessants, les choses se seraient-elles passées d'une autre manière? Je ne crois pas que cette opinion soit soutenable. En 4858, lors de la première épidémie de la Cyrénaïque, M. Fauvel était encore à Constantinople; il n'a pas sans doute réussi lui-même alors à provoquer ce concours et cet appui de l'Europe, puisqu'il déclare, comme nous l'avons dit déjà : « Le gouvernement turc

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pi-omoUra comme toujours et no fera rien; l'inertie gouvcrnemeulalt> osl ici plus i;rando que jamais. »

Pourtant, en 1866, à la conférence sanitaire internationale de Constantinople(l), quand le docteur Sawas proposa la formation d'une commission internationale pour étudier les mesures à prendre, sur la frontière turcoporsano, dans l'intérêt de la préservation des deux pays des maladies épidémiques, et pour aviser aux moyens de rendre la quarantaine possible aux pèlerins; M. Bartolelti prétendit que ce service, tel qu'il était, avait eu d'incontestables mériles, qu'il suffisait de renforcer sur certains points la surveillance, que peut-être il faudrait avoir aussi de nouveaux postes, mais qu'il n y avait aucun motif de charger une commission internationale d'étudier à nouveau une question sur laquelle l'administration sanitaire ottomane possédait tous les renseignements nécessaires. M. Fauvel appuya ces observations, et cependant, dans son rapport sur les mesures à prendre sur la frontière turco-pei'sane (2) il disait devant la même conférence : « Il faut bien reconnaître que, si ce service peut donner de bonnes informations sur les épidémies qui régnent de ce côté, il a été jusqu'à présent impuissant à préserver le territoire ottoman de l'invasion du choléra. Cette impuissance tient à plusieurs causes : à la difficulté extrême de surveiller une frontière aussi éten-

(1) Procès-verbal n" 35. Dans le. procès-verbal n» 16, M. Fauvel tient encore à rendre hommage à la bonne organisation du service sanitaire ottoman du coté de la Perse.

(2) Page 5."j.

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due, à l'insuffisance des moyens mis en usage dans ce but, au faible concours et souvent au mauvais vouloir des gouverneurs de la province, circonstance quiarendu inutile le zèle des employés sanitaires. »

J'aime mieux, sans insister davantage sur un sujet assez éclairé par les remarques précédentes, citer les lignes, suivantes, parce qu'elles peignent bien l'état réel des choses il y a ving t-huit ans, c'est-à-dire, deux années seulement avant le rapport de M. A. Latour :

« Les rapports adressés à l'administration centrale de Constantinople par les médecins sanitaires, institués sur les principaux points du littoral ottoman et de l'intérieur des provinces, sont pour la plupart fort incomplets. Beaucoup attestent l'incapacité et l'insouciance. Cela tient à ce que les médecins à qui sont confiés ces postes sanitaires sontloin, en général, de réunir les qualités requises pour une telle mission. Il est très-difficile en effet d'obtenir le concours d'hommes recommandables pour des positions médiocrement rétribuées, dans des pays lointains, qui, en général, offrent peu de ressources. Lors de' la formation des quarantaines en Turquie, dans la pénurie oii l'on se trouvait de candidats présentant des garanties de capacité, on fut obligé de donner une partie des postes nouvellement créés à des individus sans diplôme et même sans certificats attestant la moindre étude médicale. Aujourd'hui les choses n'en sont plus là. Peu à peu ces personnes ont été ou sont éliminées, et maintenant on n'admet plus dans le service des quarantaines que des médecins munis d'un diplôme de docteur

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on au moins do celui d'oflicior do stmlé. Aussi, dopuis quelques années, la qualité du personnel médical s'estelle améliorée d'uuo manière sensible et, surtout dans ces derniers temps, par d'heureuses acquisitions; de sorte que, dès à présent, au milieu de la faiblesse générale des médecins de l'administration, on remarque des exemples qui, peu à peu, on doit l'espérer, deviendront la règle. La plupart des médecins de l'administration ottomane envisagent leur mission au point de vue le plus restreint, celui de la peste, et ils croient avoir suffisamment rempli leur tâche lorsqu'ils ont prouvé la nonexistence de cette maladie (1). » Ce rapport dénote bien que le personnel des médecins sanitaires de la Turquie était en voie constante d'amélioration de 1839 à 1851 . Je suis heureux d'avoir l'occasion de témoigner ici dans le même sens, pour la période de 1851 à 1879, d'après la connaissance personnelle que j'ai de plusieurs membres de cette corporation qui compte aujourd'hui un grand nombre de médecins des plus capables, dos plus désintéressés, des plus honnêtes.

Quelle a donc été la principale cause des erreurs commises, dans les circonstances dont nous avons parlé, par quelques médecins sanitaires ottomans? C'est surtout, selon moi, l'absence d'instructions suffisamment claires et précises pour leur permettre de reconnaître la peste et d'en déclarer positivement l'existence. Pendant longemps, comme nous venons de le voir, « les médecins

(1) Recueii des travaux du Comité consultatif, etc.

de l'administralion sanitaire ollomane envisagcaiciiL leur mission au point de vue le plus restreint, celui de la peste, et ils croyaient avoir sufiisamment rempli leur tâche quand ils avaient prouvé la non-existence de cette maladie ».

A défaut d'ordres officiels contraires, certains médecins ont dû persister jusqu'en 1858, et môme jusqu'en 1867 et 1874, dans des errements semblables, alors qu'ils observaient les symptômes mêmes de la maladie. L'opinion de l'administration centrale n'étant pas nettement décidée à cet égard, comme il appert de la brochure de Naranzi, secrétaire du conseil de Gonstantinople et membre de ce conseil (travail dont les conclusions furent adoptées en 1868 par le conseil lui-même), et do la note insérée [par l'administration sanitaire ottomane dans le rapport du docteur Castaldi sur la peste de 1874, doit-on s'étonner des tergiversations des médecins subalternes ? Les erreurs commises dans le diagnostic de la peste ne proviennent pas toutes et exclusivement des agents sanitaires inculpés. En effet, ces agents peu capables qui forment une minime exception dans le service sanitaire ottoman, quelque peu instruits qu'on les ait reconnus, ont tous indiqué d'une manière assez claire les symptômes de la peste; seulement ils ne lui ont pas donné son vrai nom. Je le répète, ce ne serait pas là un grand mal, si l'administration centrale, mettant de côté toute prévention, avait voulu reconnaître positivement la maladie en question, sous ces noms assez barbares, mais pourtant assez transparents, de iyphm bubonique

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non contagieux, do fièvre pernicieuse hjplioique bubonique, àQ pneumonie bubonique, olc, oie.

A prendre les choses en gros el sans entrer dans les détails, il n'en demeure pas moins positivement établi que les conclusions du rapport de Magondie, Tardicu, Lévy et Latour sur les garanties offertes à l'Europe en 1853 par l'administration sanitaire ottomane pour le diagnostic el la prophylaxie de la peste étaient grandement exagérées à cotte époque et le sont encore aujourd'hui. En eifet, nous avons vu que, dans ces dernières années, malgré les perfectionnements successifs dont le service sanitaire de la Turquie a été l'objet depuis 1853, lo diagnostic de la peste a laissé beaucoup à désirer, quelle qu'en soit la cause, et pour la promptitude et pour la netteté de la reconnaissance du fléau. C'est là un desideratum important dont on doit être prévenu. Personne ne peut plus dire aujourd'hui, après l'expérience de l'épidémie de 1858 et celle de l'année 1874, que nous avons relatée au long : « qu'il est impossible que l'existence de la peste reste ignorée de l'intendance sanitaire turque ; que cette administration possède une action suffisante pour pouvoir espérer de concentrer la maladie dans les liuux où elle ferait explosion ; que sur la surface de la Turquie, dans lo plus petit village, un seul cas de peste ne peut échapper à la vigilance des agents de cette administration. » Il y a là une évidente exagération et une erreur positive. Quand les épidémies de peste ont disparu momentanément après 1844, on a traité légèrement ce qui regarde leur prophylaxie ; on n'a plus eu en

vue que les intérêts du commerce et des communications déplus en plus fréquentes de l'Occident avec l'Orient. Ce n'est qu'ainsi et par quelque grave erreur d'information que l'on peut s'expliquer le rapport si optimiste do M. A. Latour.

Quand la peste à grandes manifestations épidémiques disparaît, quand on n'observe plus que des épidémies localisées, de bons esprits ont été portés, pour des motifs que nous détaillerons tout à l'heure, à nier la nature véritablement pestilentielle de ces dernières. Malgré cela, c'est avec une vraie surprise que j'ai lu, dans les Actes de la conférence sanitaire internationale de Vienne en 1874, cette observation du professeur ITirsch : « En 1842, nous observons l'avant-dernière peste, celle de Constantinople, et en 1844 la dernière en Egypte, si nous exceptons quelques épidémies douteuses sur la côte de Tripoli et au Kurdistan. » Après l'expérience de 1879 à Vétlianka, M. Ilirsch croit-il encore que ces pestes soient douteuses (1) ?

(1) Ces lignes étaient écrites quand j'ai pris connaissance du rapport de Hirsch sur l'épidémie des bords du Volga en 1879. Le célèbre épidémiologiste nous y apprend qu'il y a trois ans il conçut des craintes sur la possibilité de l'envahissement de l'Europe par la peste et écrivit dans le Deutsche Vierteljurschrift un article intitulé : « Dans quelle mesure l'Europe est-elle menacée par la peste? » On est heureux de constater qu'avant le son de tocsin de Vétlianka, Hirsch ait enfin compris que les épidémies de Tripoli, du Kurdistan et de la Mésopotamie étaient des épidémies de peste bien réelles.

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