‹ La peste pendant ces dernières annéesChapitre 3 sur 10 · Simpson et Cobb. — médical Gazelle · texte numérisé non relu

Simpson et Cobb. — médical Gazelle

« Pestis ambulans » Indian

Le 24, il y eut du malaise, de la perte d'appélit.

Le 28 Septembre, de la fièvre à type rémittent. Tomes le vit, pour la première fois, le 8 Octobre.

Il paraissait fatigué, apathique. La langue était rouge à la pointe et aux bords. Dans faine droite existait un ganglion gros comme un œuf de poule, dans l'aine gauche deux ganglions plus petits.

Deux cas analogues étaient vus à peu près simultanément à Calcutta dans la population civile. Enfin, un régiment de la garnison, le régiment de Shropshire, qui avait été à Hong-Kong pendant V épidémie de 1894, présentait des cas assez nombreux d'engorgements ganglionnaires inguinaux non vénériens.

Examinant le sang de findex de six de ces malades, Simpson et Cobb y trouvèrent un diplobacille qu'ils jugèrent identique avec le bacille de la peste.

Les auteurs admettent qu'il s'agit dans tous ces cas de peste ambulatoire. Ils invoquent en dehors de l'examen bactériologique la présence dans la chambre d'un malade d'un rat à moitié mort et qui a présenté à l'autopsie les lésions que l'on rencontre chez les rats des localités

pestiférées; le sang de ces rats conlenait le bacille.

Dans tout le quartier on trouvait, du reste, quantité de rats pareils que les enfants attrapaient sans difficulté et malmenaient de toutes façons.

Ils ont vu un homme qui mourut en moins de trois jours avec des accidents très graves et des engorgements ganglionnaires.

La commission officielle 1 chargée de donner son avis sur les faits observés pur Simpson et Cobb a rejeté délibérément leur diagnostic et porté celui de bubons simples non vénériens.

L'immunité de Calcutta contre la peste qui n'a fait son apparition qu'à la fin de 1898, semble donner raison à la commission.

On .je saurait affirmer que l'opinion de Simpson et Cobb ait été erronée. Chacun aurait approuvé leur manière de voir si la peste avait fait son apparition à Calcutta un an plus tôt.

Il y a lieu de penser que, dans maintes localités envahies par la peste, les médecins appelés à constater les premiers cas se heurteront à des difficultés du même ordre, et ilconvient,pour dégager, dès à présent, leur responsabilité, de

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