CRE
Lupcer, dans sa fatuité se compare actuellement à l’illustre écrivain ; il se donne pour un matyr de la cause patriote; il a soin de se coucher comme tel, chaque année, dans l’almanach qu’il imprime ; il le fait repêter à chaque instant dans ses colonnes ! mais, le public n’est pas la dupe de cette mendicité d’applaudissemens ; il ne confond point Lupcer, il y a quelques années porteur du Spectateur Canadien, apprenti au service de Mr. Pas- "TEUR, sans éducation, sans acquis, incapable d’écrire une phrase françoise, et dans l'impossibilité physique de composer un article dont les autorités puissent s’occuper, avec un homme du mérite éminent de Mr. Tracey ; c’est sans doute cette pensée qui tourmentoit Lupcer et qui le rendoit jaloux des honneurs rendus à Mr. Tracey et à ses hautes capacités : on entendoit l’imprimeur accuser ses compatriotes de le négliger pour un étranger ! comme si la plume d’un écrivain, lorsqu’elle défend avec chaleur les intérêts des peuples, n’est pas de tous les pays. Ce paillasse cliquocrate a aussi voulu tâter des honneurs représentatifs. Il a essayé de se faire élire à la place de Mr. Rocuon, et il a eu le front de prier ce candidat de lui cèder son rang. Ila essayé de se faire proposer pour le comté de Vaudreuil, et étoit alors fort mécontent de son bon ami Ovipe, qui, disoit-il, prenoit la place qui lui étoit due. Il a tenté de se faire élire à la place de Mr. Careau, bon patriote, contre lequel il a soutenu une lutte, dans laquelle il succomba ; il falloit voir comme il étoit alors indigné contre l’hon. Orateur,PariNEAu, et contre notre feu doyen d’age, Mr. BourDaGes, qui, suivant lui, auroient pule faire triompher, en écrivant un mot de Québec, où ils étoient alors en session. Il essaie maintenant de préparer les voies pour se faire proposer au comté de Richelieu, à la place de Mr. de Bleury!..….. il a déjà parlé à la sourdine, à quelques individus qui n’ont point tenu secrète cette ridicule menée, et qui s’en sont bien divertis. Il y auroit certainement une seule chose qui surpasseroit la sottise du sieur DuverNay, dans toutes ses vélléités de candidatures : ce seroit qu’il trouvât des électeurs capables de lui accorder leur confiance ! Quelque chose cependant auroit dû, de tout temps, réfroidir l’ardeur de notre imprimeur pour un siége parlementaire, à part son incapacité avérée ; c’est la petite question adressée à