‹ La petite fonctionnaire (volume 2)Chapitre 109 sur 115 · SCÈNE VÎT · texte numérisé non relu

SCÈNE VÎT

BRIDEL, seul, puis ESTELLE

BRIDEL, seul, regarde du côté de Ux chambre de sa femme. — Elle ne se plaindra pas que je lui fais des scènes, m» femme? (Enlevant son écharpe.) Ce foulard me gêne... {Apercevant sur le bureau des feuilles éparses de papier à let^

BRIDEL. — An! elle a écrit...

tre.) Ah! elle a écrit... « Monsieur... mon ami... » Elle n'y est pas allée, mais elle a écrit.

Entre Estelle.

ESTELLE. — Adolphe, Luc'cnne désirerait vous parler.

BRIDEL. — Immédiatement?

ESTELLE. — Si c'est possiblc... Elle ma tout raconté. Je conçois que voua aye:i eu uu petit moment d'irritation.

Petites Folles

BRIDEL. ^- Voue êtes délicieuse, Estelle!...

ESTELLE. — J'admete même, à La rigueur, que vous l'ayez soupçonnée... Et encore...

BRIDEL, ironique. — Vraiment?

ESTELLE. — Mais, mon pauvre ami, il faut que vous ne compreniez rien aux femmes pour ne pas sentir que Lucienne vous aime...

BRIDEL, toujours ironique. — Continuez.

ESTELLE. — ... Et n'aime que vous.

BRIDEL. — Ah! ah!... Eh bien! non, voilà une chose que je ne sens pas.

ESTELLE. — Tant pis pour vous! (Allant à la porte et à Lucienne.) Va!

Estelle sort pendant que Lucienne entre.

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