‹ La petite fonctionnaire (volume 2)Chapitre 13 sur 115 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

SUZANNE, PAGENEL, puis LE VICOMTE

PAGENEL. — Y a-t-il longtemps que vous êtes arrivée à Pressignv, madeuioiselle ?

SUZANNE. — Deux jours seulement.

PAGENEL. — C'est une grande chaaice pour nous d'avoir à la place de cette bonne M°"^ Broquet, une pereonne aussi distinguée que vous.

SUZANNE. — Oh ! monsieur.

PAGENEL. — Vous navez pas de relations ici?

SUZANNE. — Je connais... {Se refrénant.) Non, aucune relation, aucune...

PAGENEL. — Vous ne tarderez pas à en avoir. M. et M°"' Lebardin sont des gens charmants, qui se mettront tout de suite à votre disposition... et moi-mê»e, ainsi que M'°^ Pagenel...

SUZANNE. — Je vous remercie mille fois, monsieur.

La porte de gauche s'ouvre. — Le vicomte partie à Céiestin dans l'embrasure.

Les Mêmes, PAGENEL

Pagenel. — Quelle réclamation ?

• LEBARDIN, voulanf présenter Suzanne.

— Mademoiselle... mademoiselle...

SUZANNE. — Suzanne Borel.

LEBARDix. à part. — Suzanne?...

(Haut, à Faf/rtul.) Notre nouvelle receveuse des postes.

PAGENEL. — Très bien... très bien...

enchanté, mademoiselle.

LEBARDIN, jta.^mrit près de Pagenel, et à part. — Ah ! mon ami !

PAGENEL. Quoi ?

LEB.vRDiN. — Ah ! mon ami !

PAGENEL. — Mais quoi? quoi?

LEBARDIN. — C'est l'œil surtout... la douceur exquise de l'œil.

PAGENEL, stupéfait. — Mais enfin?

LEBARDIN. — Je te raconterai... je reviens dans un instant... (.4 Suzarnu.) Attendez-moi... (A Pagenel.) Ah! mon ami!

Il sort.

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