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SCÈNE II

Les Mêmes. MADAME LEBARDIX, MARGUERITE

Et cette partie de

commençons, ma

MAJÎGUERITE.

billard ?

PAGENEL. NoU5

chère.

MADAME LEBARDIN, à Lebardin.

arrive une chose très ennuyeuse.

LEBARDiK. — Laquelle?

MADAME LEBARDIN. — C'est l'ouverture de la chasse aujourd hui, n'est-ce pas ï

LEBARDi.v. — Je le sais.

MADAME LEBARDIN. — Eh bien ! nous n'avons pas de gibier.

LEBARDIN. — C'est trop fort '

MADAME LEBARDIN. — On a couru partout... La cuisinière était dehors à six heures du matin.

LEBARDIN. — Il fallait vous y prendre dès hier. Je l'ai dit cent fois. On ne trouve jamais de gibier le jour de l'ouverture de la chasse, mais la veille on en a tant qu'on veut. C'est insupportable à la fin.

MADAME LEBARDIN. — Ne te fâche pas.

LEB.\RBiN. — Combien sommes-nous à dîner ?

MADAME LEBARDIN. — Nous quatre, le vicomte de Samblin, qui m'a fait l'honneur d'a-ccepter, le docteur et Hermance.

LEBARDIN. — Le vicouite qui adore le lièvre à la royale !

M.\DAME LEBARDIN. — Il en aura peutêtre tué un et il nous l'apportera. Et puis nou6 avons encore de l'espoir. J'attends tout à l'heure le père Fouat, le braconnier de la sous-préfecture. Enfin, on s'arrangera... Ae-tu écrit aux Blanchet I

LEBARDIN. — AlIons bou ! eucorc cette scie.

MADAME LEBARDIN. — Mais UOU, mon

ami...

LEBARDIN. — C'est agaçant. Tu me demandes tous les dimanches, depuis un

temps immémorial : as tu ecnt aux Blan chet ?

M.\DAME LEBARDIN. — Tu ne leur écris jamais. Des vieux amis à toi, qui habitent Paris.

LEBARDIN. — Voilà des années que nous ne sommes plus en rapport. Ce se rait absurde de leur écrire ; maintenant, il est trop tard. Je n'ai plus rien à leur dire.

MADAME LEBARDIN. — Comme tu vou dras... Plus qu'un mot, puisque tu es de si mauvaise humeur, aujourd'hui : ta jaquette neuve est arrivée.

LEBARDIN. — Ça m'est égal.

MADAME LEBARDIN. — Elle est dans ta chambre. Tu me feras le plaisir de la mettre pour dîner et d'enlever cette vieille redingote.

LEBARDIN. — Cette redingote est très bien, n'insiste pas. Allons faire notre partie de billard, Pagenel.

PAGENEL, qui cause à sa femme. — Oui, je t'expliquerai.

MARCLTiRiTE. — Vous voulez me faire croire que vous avez encore affaire à Paris, cette semaine ?

PAGENEL. — Je t'expliquerai...

MARGUERITE. — Nous verrons cette belle e.xplication... Allez jouer au billard, en attendant.

Sortenit Pagenel et Lebardin. à droite.

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