SCENE XV
LUCIENNE, seule, puis EDMOND
LUCIENNE, uréte à écrire, très nerveuse, fébrile. Elle a la phime à la main, réfléchit }in instant, puis elle fait un oeste de (lé(J(iiri et romni'-nre. — « Mon ami... » (/'avait Edmond.) Ah ! cee^t lui ! {Elle se lève et s'avance vers Edniom!. Ih se
Petites Folles
trouvent tous les deux à ce mome?it-là au pied de l'escali-er.) Je vous écrivais...
EDMOND. — A moi ?
LUCIENNE. — Mais puisque vous voici...
(Très vite.) Demain, à trois heures, chez vous.
EDMOND, ravi. — Oh ! vous dites t trois heures ? »
LUCIENNE. — Oui, et maintenant, partez! (Elle lui tend la main ; il la baise et disparaît. — Lucienne, seule, fait quelques pas vers ht porte, Vouvre et murmure :) Il sera toujours temps de me décider à trois, heures moins le quart.
Elle sort.
que je suis content... Non. ce serait aller trop loin ; mais je suis soulagé. Au moins je n'ai plus de soupçons. Quelle coquine tout de même! quelle petite gueuse!...
Ah ! si l'on m'avait dit au commencement de Tannée que ma femme me tromperait au milieu du mois de mai, je n'aurais jamais voulu le croii'e ! C'était mon année, il paraît... Il n'y a rien à faire... Les empêcher? les surprendre? Ce serait à recommencer le lendemain. Non, je vais les laisser bien tranquilles, et le soir, quand Lucienne rentrera, je lui dirai : a Madame, je sais ce que vous avez fait, cette après-midi. L'existence commune est désormais impossible, vous le comprenez...
-iiDEL. — -ii ,àl ÛIÎTKÎIDD, dV* rKRtL'l'Kit^HT EN" ^NDU.."
SCÈNh XV
BRTDEL, seu.
Il apparaît au haut de l'escalier, ref;aKll« aotoùr <Je lui, puis dp.scend.
BRïDEL. — ,7 ni entendu, j'ai jjÊirîPitemont entendu : a Demain, à trois hc. Tes, ch-z vous... » Eb bien, ma parole d'hcu neur, j'aime mieux le savoir... Je me sens plus léger, pku dispos... Je ne dirai pas
Petites Folles
J'irai donc coucher à l'hôtel pendant les préliminaires du divorce... » Voilà ce que je lui dirai. Je suis curieux de savoir ce qu'elle me répojidra...
Paraît Leveiquin.