‹ La petite insuffisance thyroïdienne et son traitementChapitre 37 sur 61 · GLANDE MAMMAIRE · texte numérisé non relu

GLANDE MAMMAIRE

A l’appareil génital se rattache la glande mammaire, dont il faut étudier rapidement les rapports avec l’insuffisance thyroïdienne.

Souvent, chez les jeunes filles ou les jeunes femmes myxœdémateuses, crétines, ou seulement hypothyroïdiennes, il y a retard du développement mammaire. Ce retard est parallèle au retard de la puberté ou coïncide aA^ec la rétrocession des mens-

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trues. Le traitement thyroïdien, par son action sur l’ovaire, influe sur la glande mammaire.

Par opposition aux faits précédents il peut y avoir développement exagéré, parfois excessif, des glandes mammaires, même chez des hommes, en état d’insuffisance thyroïdienne plus ou moins complète. Nous en avons figuré un exemple chez un sujet atteint de myxœdèrne fruste avec hypertrophie simultanée des glandes salivaires. M. Apert avait rapporté antérieurement un cas de myxœdèrne fruste, avec hypertrophie des parotides et des mamelles, Djemil Pacha a vu, à la suite de l’extirpation des deux mamelles hypertrophiées d’une façon générale chez un gynécomaste, se manifester une cachexie strumiprive qui fut mortelle.

L’hypertrophie des mamelles peut donc être compensatrice de l’insuffisance thyroïdienne (Apert).

Par contre, la maladie de Basedow, qui s’accompagne parfois de tuméfaction des seins chez l’homme (Basedow, Trousseau, von Mickulicz), comporte, d’autre part, une atrophie mammaire (Kocher) qui peut être unilatérale (Koeren). L’amélioration du goitre exopthalmique rend à la glande mammaire son volume (Tapret).

Signalons pour terminer les relations qui existent entre l’insuffisance testiculaire et le développement mammaire, d’où résulte en partie le féminisme.

L’insuffisance thyroïdienne comporte des troubles du côté de la peau. Pour en faciliter l’étude clinique, il est bon d’envisager la question à deux points de vue.

L Reconnaître les qualités de la peau chez des insuffisants thyroïdiens notoires.

Rechercher la part qui peut revenir à l’insulfisance thyroïdienne dans l’apparition des maladies de la peau.

Cette distinction n’est pas aussi tranchée qu’elle le paraît tout d’abord, et que si l’on ne tient compte que des faits extrêmes. Car, en réalité, ces derniers arrivent à se rejoindre par toute une série de cas intermédiaires. Et diverses défectuosités de la peau, qui sont à mettre sur le compte de l’insuffisance thyroïdienne, ont une représentation maxima sous forme de maladie cutanée, qui dépend également de l’hypothyroïdie. 11 y a lieu toutefois de maintenir la division que nous proposons. En effet, à mesure qu’un symptôme cutané prédomine assez, pour réaliser une sorte d’entité morbide, les troul3les généraux de l’hypothyroïdie s’atténuent en général, sont moins apparents et demandent à être recherchés. Inversement lorsque l’insuffisance thyroïdienne est surtout marquée, les troubles cutanés passent d’habitude au second plan. Aussi y a-t-il intérêt, dans les dermatoses, à étudier le fonc-

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tionnement thyroïdien, et dans l’hypothyroïdie, à préciser l’état de la peau. C’est ce qui justifie finalement la séparation que nous avons établie entre des faits connexes.

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