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SOURCILS

Des modifications des sourcils se rencontrent dans f insuffisance thyroïdienne. Ils ont surtout une

LA PETITE INSUmSANGE THYROÏDIENNE.

valeur diagnostique. Déjà Herloglie avait attiré l’attention sur la déprédation sourcilière qu’on trouve dans le myxœdème fruste. A la suite de nos recherches, MM. Apert et Goett ont proposé d’appeler signe de Lévi-Rothschild les troubles que nous avions résumés sous le nom de sig-ne du sourcil. Les différents points que nous avons établis ont été confirmés en outre ultérieurement par MM. Minoret, Caries, Collard-Huard, etc. M. Michel a consacré sa thèse inaugurale au sourcil dans ses rapports avec le corps thyroïde.

Le trouble sourcilier qu’on rencontre dans l’hypothyroïdie se traduit communément par l’absence ou la raréfaction des sourcils, à leur partie externe, coïncidant avec un faible développement général des sourcils.

Lorsque l’hypotrichose sourcilière estmaxima, il y a absence de la totalité du sourcil. Au degré le moins avancé, le tiers externe du sourcil manque, avec des sourcils développés d’autre part.

Le trouble du sourcil est soit congénital, soit acquis et lié parfois au processus de la kératose pilaire (Hertoghe) ou de l’ichtyose.

Il faut signaler encore d’autres modifications dans l’aspect des sourcils. On trouve soit un état comme brûlé de ces poils, soit des poils courts, vigoureux, mais à ^ extrémité obtuse, comme des tronçons (Hoffmann).

Fait capital. Les constatations établies par l’analyse clinique ont été corroborées par les résultats du traitement, d’abord dans 25 observations, auxquelles on peut ajouter 27 autres, prises sous notre direction, par M. Michel.

EXPOSÉ CLINIQUE

La repousse des sourcils, lorsque toute la ligne sourcilière est dénudée, se fait de préférence à la partie externe (excepté le 1/6® le plus interne qui reste glabre), en somme, du côté opposé à la chute. Les nouveaux sourcils sont souvent longs, au point de nécessiter la coupe. Ils s’imbriquent quelquefois les uns avec les autres, sont bifurqués. Même chez des sujets âgés et à cheveux blancs, ils peuvent sortir noirs.

En somme, la thérapeutique permet de rattacher à l’insuffisance thyroïdienne divers troubles sourciliers : calvitie totale et partielle, raréfaction du 1/5 externe, par kératose ou agenésie pilaire.

Les mécanismes d’action du corps thyroïde sur le système pileux sont complexes, à n’en pas douter. Ils mettent vraisemblablement en jeu la sécrétion sébacée, la sécrétion sudorale, le fonctionnement du muscle arrector pili, les phénomènes circulatoires. L’atrophie du cuir chevelu, trouble trophique qui peut dépendre de l’insuffisance thyroïdienne, accompagne fréquemment la chute des poils.

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