ONGLES
On note, dans les états thyroïdiens, des modifications des ongles, qui sont parfois trop durs et difficiles à couper, parfois au contraire mous et se déchirant trop aisément. Des stries perpendiculaires à la ligne de développement unguéale, des taches blanchâtres ne sont pas rares sur ces ongles de mauvaise qualité.
L’influence du corps thyroïde sur les ongles
200 LA PETITE lîs'SUFFISANCE THYROÏDIENNE.
peut se démontrer par les résultats de la thérapeutique, dans certaines affections, comme le rhumatisme [chronique, qui s’accompagnent de troubles unguéaux.
On voit alors, à un ongle dur, déformé, d’une grande épaisseur, succéder un ongle de qualité normale, et la différence entre les deux qualités de l’ongle se manifeste par un sillon, analogue à celui qui se produit lors de la convalescence d’une affection aiguë. Au cours du myxœdème fruste, le traitement thyroïdien peut remplacer, par un ongle de consistance normale, des ongles assez minces pour se déchirer dans toute leur étendue.
Hoffmann a insisté chez les sujets dysthyroïdiens sur la coexistence de troubles portant à la fois sur les sourcils et sur les ongles.
Dans un cas les ongles des doigts et des orteils sont peu développés, petits, sans lunule apparente. Les ongles sont pointus et la cupule digitale dénudée sur au moins 5 millimètres. Dans son quart supérieur, l’ongle perd son éclat et la teinte rosée, mais est blanc, fragile, opaque. Il adhère par toute sa surface solidement au doigt. La voussure est à peu près normale. Il présente trois impressions curieuses qui lui donnent une configuration remarquable et occupent environ les 5/4 de sa surface. L’impression moyenne, qui rappelle un bout de doigt rapetissé, est plus grande que les deux latérales. L’ongle a sans doute grandi avec le sujet, mais il n’a jamais été nécessaire, ni possible, de le couper.
Nous avons observé récemment une dame de 51 ans, atteinte de rhumatisme chronique thyroï-
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dien, ayant évolué avec crises aiguës, et accompagné d’une insuffisance aortique.
Une quarantaine de cachets de Smillig. de poudre thyroïdienne déterminent la pousse de l’ongle du petit orteil, qu’elle dut couper, pour la première fois de sa vie. En même temps il se produisit une poussée intense de sourcils.