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— La voici*
Mme Gerny r arracha de ses mains, la froissa et la mit dans sa poche*
— Maintenant, mon chapeau !
— Madame sort?
— Otîi3 je ne rentrerai pas pour déjeuner. — Et sî AL Ferdinand revient?
— Tude mettras à ïa porte.
Mme Geccy &*&&££ rapidement IVmUer.
se jeta dans un fiacre et dit au cocher : —Avenue de Neuilly, 49*
Sans fortune, orpheline de sa mère en naissant, et de son père, avocat distingué, un mois après son mariage, elle avait été épousée pour elle par un homme riche de cinquante mille livres de rente : soyons justes, son mari sembla l'aimer d'abord, et il fat payé de retour; mais l'hydre du mariage, la monotonie avait semé la froideur dans fanion ; le mari était infidèle à sa femme, la femme était sur ie point de tromper son mari
Le dépit avait conduit Mme Gernysurlc bord du précipice, ce fut le dépit qui lasauva*
À Nemlly habitait un vieil ami ut collègue de son père, elle courut lui demander conseil,
— Qu’est-ce qui me vaut vo re charmante visite? dit le vieillard,
— Un motif très grave m'amène près de vous, monsieur Armand (c'était son nom), Mon mari me trompe,
» - Vous en êtes sure?
— Voyez plutôt, et elle lui tendit la lettre; je veux me séparer de lui,
— C’eétjcliose difficile, reprit le vieil avocat; une entente vaudrait mieux, et rien n'est perdu, je pense*
— Il y a longtemps qu’il me trompe, mon sieur Armand; cette lettre en fait foi, puisqu’elle est datée de février 1864 et que nous sommes en mai 1865; j’ai assez du rôle qu’il me fait jouer, je vaux me séparer,
— S'il en c4f tunsi, comptez sur moi, j’aviserai a arranger les choses du mieux possible* Vous savez combien j’estimais et j aimais votre
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Déssius autographes patus 1S68J
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