‹ La petite mère (volume 3)Chapitre 10 sur 52 · UN BATAILLON D^ANGES · texte numérisé non relu

UN BATAILLON D^ANGES

Loulou, toujours absorbée dans le dépouillement ae Catherine, ne se retourna même pas à l'arrivée de ^ marraine.

^ Marie ! lui cria son père.

Loulou, rappelée à son devoir de filleule bien ^^cvée, se retourna et courut se jeter dans les bras grands ouverts de Madeleine.

^ Eh bien ! voilà dans quel état tu as mis ma jolie ^Ae I lui dit celle-ci d'un air de doux reproche.

Elle s'approcha de la chaise où gisaient, noyés dans 1^ son débordant des trous , les membres épars, dé- ^^^és, diminués, frippés de la poupée de Metz et les ^^garda avec une expression de singulière mélancolie

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— Pourtant!... murmura-t-elle levant une ma jusqu'à sa tête par un mouvement qui trahissait u sorte de désespoir.

David l'examinait avidement. Il lui sembla, qu( que son état de souffrance Peut pâlie depuis lor temps, qu'elle était plus pâle que jamais, et il ci remarquer que le bout de ses doigts, dont les ancie nés couleurs rosées avaient fui , tremblait împerce tiblement. Il hasarda un pas vers elle.

— Je suis sûr, mademoiselle, dit-il, que quelqu' vous a encore fait de la peine aujourd'hui ?

— Es-tu bête, toi, par exemple ! Qui donc capable de me faire de la peine ici ?

— Ce n'est ni Rosalie, ni Loulou, ni moi cert nement; mais les autres, je n'ai pas confiance Tenez I vous flageolez sur vos jambes...

— Est-ce que cela te regarde si je flageole, comi tu dis ? Et s'il me plaît, à moi, de flageoler ?...

Dans sa voix sifflait une colère qu'elle essay vainement de maîtriser.

— Mettons, si on vous a causé du chagrin, q cela ne me regarde pas, reprit le dra ^on après u pause; je connais quelqu'un que cela, regarde.

Et quel est ce quelqu'un ?

Il demeure rue Barbet-de-Jou/.

— Tu m'ennuies !

— Une fois votre père, qui ce jour-là était Konnt taUû®^^ ^^^^ ^^^ soldat, me dit comme ça :

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