LES DAMES DE LA SOLITUDE 7I
mait un cigare, avalait la fumée et se retirait plus pâle que le liseré de son rabat. Tout cela me faisait pitié. Urne semblait que ces hommes, que je n'avais pas in- Tités dans le dessein de les abaisser, manquaient de fierté, et je n'étais pas loin de les trouver aussi méprisables que des soldats qui fussent passés à Tennemi.
— Le Révérend Père Supérieur du Jugement- Dernier a, de la situation du prêtre dans le siècle, Tidée très haute qu'en conservèrent toujours les Ordres religieux, dit madame Fuster.
— Eh bienl tant mieux pour lui, tant mieux pour l'Eglise, et tant mieux pour moi aussi, puisqu'il vous a plu de me ménager des relations avec ce moine, que je trouve des plus distingués. Maintenant, j'ignore, dière amie, ce que votre Supérieur du Jugement- Dernier pourra tirer de moi, vieux pécheur relaps, très embourbé dans les sentiers de la perdition ; en tout cas, vous ne pouviez mieux choisir la main à qui vous léservez l'œuvre difficile de mon salut, et je vous remercie.
Comme on était juste à la fin du déjeuner, la baronne, dont une lumière plus douce avait attendri le ngard, fit deux pas vers son mari, et, par un mouvement de touchante sollicitude, le saisit au bras et Taida à se remettre sur pieds. Celui-ci sourit; puis, ne résistant pas aux mille sentiments confus qui le troublaient €t au-dessus desquels surnageait encore Tamour tant