LA PI
— Oh I les braves enfi
En l'espace d'une sec corde à dix centimètres
Le corps tomba droit :
cbissant, il s'abattît sur I
Le poète sauta lestée
aeenouillés de chaque <
bâtèrent di
emps déj& uo uiîii-i^uBi- nu iiroiu uue ii^juc
ur du cou. I
êratioD absolument nécessaire pour arrêter j 1 l'asphysle. Au bout de quelques minutes, ïmpli lei poumons, le pendu commença à Qéme temps que la circulation du sang se
corps s'agita nerveusement; une sueur ouilla le front et les tempes du pendu; ses ' irent des battements rapides; la langue , retira et la bouche encore frangée d'écume 1 1 à peu la vie revenait. '
me trompe, dit Georges, le malbeureui esl i nant. 1
[ration devient plus forte, dit le poète, et je I a main les battements précipités de son
c, Alexis, il l'a échappé belle. |
ux minutes de plus et c'était fini. Ah I c'est i
1 qui a voulu que nous arrivions & temps.
L I répliqua Georges d'un too
n ami, ou Dieu.
lis donc, ô libre penseur?
), la libre pensée n'exclut pai
s libre penseur et pas athé
asmes qui le secouent : dan
imis ne purent s'empëcber de tressaillir.
iDt, continua l'ouTrier, je n'ai pas le droit de
loir de ce que tous avez fait ; allez, c'est ud
vice que TOUS m'avez rendu... Je suis malheu-
iffre... mon mal est \i, au cœur, inguéris-
ie m'est à charge, je n'en veux plus... Savez-
lurs, qu'il faut avoir un grand courage, quand de force et de jeunesse, pour se donner la UQ acte de mon courage et de ma volonté
oez de détruire ; il me faudra passer par une
•enve, cap demain je recommencerai.
Georges échangèrent un regard rapide el
1 te le.
: pénétrés jusqu'au fond de l'ctnie del'amer-
iroles du jeune ouvrier.
pas raison de leur parler ainsi !
î deux étaient venus là pour se tuer, et ils
ëché le suicide d'un autre! De quel droit?
nt, ils n'avaient pas pens
ce malheureux accomplissa
Bui-mêmes avaient résolue.
. à l'heure la même chose I
t à coup de derrière un n
irécipitait sur Georges et lui
ains, que diraient-ils ? Ils s
raient, à ce malavisé, comt
c violence, avec colère, ils
i croyee, monsieur Etienne, que nous ne compreas qu'on ait le mépris des choses de la terre, le j , de la vie et qu'on veuille en sortir brusquement j moyen violent. Eh bien, détrompez-vous; noaij 3s comme vous deux désespérés, et, comme vous, j souffrir. Voyant l'avenir fermé devant nous, vain-j ins la lutte contre l'adversité, nous aspirons ij el repos. Sachez donc que nous sommes ici, bu< larce que tous deux, dans un instant, doub allons uerl j
Ëte de l'homme caché émergea derriôre le tronc àt ,
eini murmura-t-il, que dit-il donc ' ' ssi veulent se suicider I Ah I çà mai s eaplus intéressant.
laintenant, monsieur Etienne, coni aez-vous , ai vous le pouvez , poui néœes nous tuer, nous avons cOup< tranglait. Moi, je ne saurais le fairs tion des sentiments bumaios! Nous
LA
L'homnie marcha ve talons.
Alexis Molli n, fron< avant.
— Oui AtRS-VOUS ? d€ heureux C( le dirait g it, en voys de que voi iment n'en n souveraii
rai. Enfin, : TOUS dire
vous étiez !
ais je suis i
que rien e )tre suicid avez coupé
quand j'.
sauvé, j'ai le connaisi [ardsz celt e vous, jei me vous, i
désespén is Mollin, malheurei suis-je un ac que d'a^
monstre infernal s'est emparé de votre pensée et lentement, sans répit, vous ronge jusqu'au cœur? On se lasse, à la an, de traîner partout, à travers la nuit noire peuplée de fantômes, une existence misérable !
Mais parlons de vous, jeunes gens : vo"- — - '" ■"■■ cesse, la santé... Vous Êtes pleins de vie mourir ? Mourir, quand vous 6tes si d Allons, allons, enfants, réconfortez vos ce vos âoies. Le malheur vous a frappés, qi bez-lui tète I Vous êtes terrassés, relevez-^ peut se lenir debout, la lutte n'est pas lin suivent et ne se ressemblenE pas ; aprëf s'éclaircit et le soleil reparaît tadieux ; 1; ^la tournnente.
Vous croyez que l'avenir vous est ferm pour la vieillesse seule que l'avenir sefen vous êtes désespérés ; mais dès demain p pant les ombres qui vous environnent, clarté rayonnante d'un sourire de l'espéra
Ah ! ah I vous secouez la tête, vous vaincus... Eh bien, écoulez-moi ! Vous vo je la jette ; je ne veux plus mourir ! Et poi Si la vieillesse, et seul ici je peux dire:
fermé. Je neveux plus mourir parce que, | Ramel et à Alexis Mollin, Etienne Rena mort.
Jeunes gens, vous avez réchauffé mon rendu un peu de la foi que j'ai perdue ; je veux vivre encore.
Je cesse de maudire mon existence, [ m'avez appris qu'on peut encore trouve bons et généreux capables de s'aimer.
Vous m'avez prouvé que les fourbes n'i ooyer la vérité au fond de son puits; vc
En vérité, je vous le dis, celui qui se donne Is mort u'a qu'un faux courage ; être malheureux et Tivre, voilà le
promettez-vous? Vous ne répondez pas. Eb us fais une proposition : vous me promettrei
de vivre un mois encore. Si dans uo mois vos sont pas changées, vous serez libres d'agir roUE plaira ; je vous délie d'avance de votre
es geus se consultèrent du regard et George;
emier.
ieur, dit-il, vous êtes un homme d'expérience,
les paroles d'un sage que nous venons d'en-
us croyez que nous devons gouffrir encore,