KOD
F- Tenez, ma chère, reprit la baronne, vos yeux hn-
Èes, votre rougeur, votre trouble, votre émotion me nt plus que beaucoup de paroles. Avouez-le, ymoDde, TOUS aimez la comte de Soleure.
- Hélas ! oui, je l'aime, répondit-elle d'une voix treminte, presque éteinte.
- J'en étais sûre! exclama la baronne.
Bile ajouta gaiement :
- Mais, mon Dieu, que de mal il faut se donner pour icher aux jeunes filles leur petit secret! Enfin, tout ipourle mieux : le comte voua adore et vous l'aimez,
- Vous m'avez devinée, madame la baronne, je n'ai vous le cacher, ce secret que je n'osais m'avouer à )i-raême, tantj'étais effrayée de ce qui se passait en )i- Hélas 1 oui, madame la baronne, j'aime le comte de leure ; mais cet amour dout je n'ai pu me dérendre, i serait la joie d'une autre, me fait horriblement souf- '; car, madame la baronne...
- Je sais, je sais, interrompit la vieille darne, vous » me dire encore : « Je ne suis qu'une pauvre fille ! »
- C'est vrai, madame la baronne; et voilà pourquoi comte de Soleure doit reaoacer & ses idées... II
tout, lui, et mol, je ne suis rîen. La distance qui
ne l'ai eoDsi amiti
monl
Bile a époos sance Je ne que II d'une suHer même moise c'est < de la heur:
Voil chose:
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Gen selon ètreft que le tune I a jeté veati unec
ijL, u.»o^ DB Famille ' 141
I le voit lumineux, ensoleillé, car vous éclairez tout, fous deux, la main dans la main, tous marcherez dans a fie souriants et heureux.
Mais, c'est lui, ma chère, c'est lui qui vous dira tout sla.
Eb bien, Raymonde, le voilà ce mari que je vous proaeltais. Ahl je ne songeais guère au comte de Soleure. lerles, je ne pensais pas que vous puissiez faire un aussi rillant mariage; je ne pensais pas non plus que mes pUictions se réaliseraient si tftt. Je m'étais habituée à DUS, j'aurais voulu vous conserver longtemps près de Mi. Et vous allez me quitter... Je ne vous le cacJie pas, ■ sera pour moi un véritable chagrin.
Kaymonde s'agenouilla, saisit la main de la baronne et i porta à ses lèvres.
— Ma chère et bonne mattressel murmura-t-elle. El elle se mit à pleurer.
~ Chère, chère enfant, dit madame de Longeau très mue et aidant Raymonde k se relever, allons, ne pleurez is ; oui, je ne puis vous voir partir sans chagrin ; mais
Faut se faire à toutes les choses de la vie. Je vois que, nus aussi, vous aurez de ta peine en me quittant.
— Vous avez été si boune pour moi!
~ Oh ! je sais que vous avez le cœur reconnaissant, liions, allons, chère enfant, calmez-vous ; en vérité, ce' l'ut pas en ce moment que vous devez pleurer. Et c'est ooi qui les ai fait couler, ces belles larmes. J'avais bien «soin do vous dire cela. Comme les vieilles gens soDt golstes! Eh bien, j'aurai du chagrin, et voilà tout; lais je serai joyeuse aussi, et je me consolerai en peulat que vous êtes heureuse.
Mais c'est assez sur ce sujet qui nous attriste l'une et tutre. Parlons d'autre chose,
A l'heure présente, le comte Gaston parie de vous à sa
nère et lui fait c la comtesH de i ou deux. C'est u absolue daui aa exempte de préji cratie nuie et el QOe très graade i
Le comte aura qui opposera à :
tiendra bon : 8< énergie, une for de la comtesse. ^ madame de So commun avec t quand il s'agit d n'est pas femme crifices.
Elle résistera, que j'ai cru devc vérité ; mais le ( définitive, il s'a^ son cher Gaston donnera son coi
Conclusion, i vous serez oomt
Le regard de
— Ainsi, mad tante, vone cro]
— Épouser 1( --Oui.
— Et pourqu plus que la fort comte vous ain
— Il y a sa ir
tjs deaMe db famille
— Je comprendB vos crainte» ; mais rassure!
quand madame de Soleure vous connaîtra, elle vi vrira ses bras. Je vous la répôte, elle adore son femme de sod fils sera sa aile, et plua elle verra le heureux près de vous, plus elle vous aimera, ^ La conversation finit sur ces paroles de la barn la soirée s'acheva tranquillement par une heure i ture.
Le Génie du Christianisme, ce cheF-d' œuvre de CI briand, qu'elle lisait à sa maîtresse, intéressait creraent Raymonde; mais, seule, dans sa chan l'insu de la baronne, allé dévorait les romans à de l'époque, entre autres Madame Bovary, cette puissante de Gustave Flaubert, mais d'un n effrayant.
U y avait encore des choses que Raymonde if elle voulait s'instruire.
Les choses se passèrent ainsi que l'avait prévu ronne. La lutte entre la mère et le fils dura i maine; à la fin, vaincue parles beaux raisonaem< sou ûls, et surtout par la crainte de le voir tomb ladej madame de Soleure donna son consentem mariage, mais à contre-cœur, il faut le dire.
Kaymonde, de son côté, avait réussi àobteUiri leatement : Celui de Jacques Vernier, Il savait 1 tboses pour qu'elle n'ait pas aie ménager. Elle bleu qu'il la tenait, qu'elle était complètement àss Il l'aimait, sans doute, trop mSme ; mais, emp jaloux, il était capable de faire un coup de sa n'avait qu'à voir le Comte de Soleure ou seule lui écrire pour faire rompre le mariage. Et que drait-elle ? Elle serait chassée honteusement pai ronne; ses amies les religieuses la repousseraiei
h bien, jeUcberai de te voir de temps à autre. loi, répliqua-t-iL, je veux te voir souvent; autreest-ce que je pourrais vivre? Mais j'y pense, pour es de toi, je me ferai domestique chez le comte de
uelle folie I
vu DRAME DB FAMILLE
]ue, enfin, tout le mal qui était arrivé, c 'avait causé,
Na pouvant assez le maudire, elle le voua unes de l'enfer. Elle souhaitait sa mort, n ion qo'il mourût dans d'eS^oyables tôt lurait voulu le savoir au fond de l'Océan, ivant dans les entrailles de la terre, on enc Ërocité, à toutes les fureurs de quelque mo
Au ch&teau, quel changement I Madame < ortait presque plus de sa chambre et de so ■e voyait plus son fils qu'aux heures des r< lent ils échangeaient quelques paroles hési ives, qui venaient mal sur les lèvres.
Oo aurait dit que la présence de l'un g u'ils n'osaient plus se communiquer au
Le comte n'était plus que l'ombre de la aractère s'étaitaigri, il avait des impatience humeur sombre, et dans le regard quel nistre. Devenu farouche et sauvage, il faj omme il fuyait tout le monde. Si ses vaient quelque chose à lui demander, c' lant qu'ils s'approchaient de lui. D'ailleurs as ce qu'on lui disait, ou bien, comme un 1 on parle dans une langue qu'il ne connaît omprenait pas. Toujours absorbé en lui-i air de creuser une idée, l'esprit n'était pas
II restait des journées entières enfer ]ambre. Là seulement, il se trouvait biei ver, se plonger dans l'amertume de ses pt isolement, le silence, l'ombre, voilà & lait.
11 ne montait plus à cheval, les voitures us de dessous la remise. Pour rien .
iju'ils voudront. Est-ce que j'ai besoin de cet ei dïDs la vie ? Un enfant, ça se met en Dourrice, faut tout de m6Qie s'en occuper. Si seulement il toujours petit ; mais il grandit, raisonne, devient et exigeant. C'est an ennui continuel. Non, non, veui pas, qu'ils le prennent, qu'ils le prennen lard, si j'ai des droits, je les ferai valoir.
Quand je l'aurai mis au monde, cet enfant c heur, je ne suppose pas qu'ils voudront enc< garder prisonnière. Oh I il faudra bien qu'on mi ma liberté ! Je ne dis rien en ce moment, j'attend tout a une fin, et il faudra que cela finisse.
Trois on quatre fois, d'une de ses fenfitres, el va son mari triste et sombre, tâte basse, marcha les allées du jardin, en se traînant comme u lard.
Elle avait pu juger ainsi combien était grand qu'elle avait fait à cet homme, qui n'avait à se ré qu'une chose, de l'avoir trop aimée et de lui avoi ton nom.
Muselle ne s'était point sentie émue. Touj conscience refait calme. Les yeux Usés sur ce i Kux jeune homme que la douleur écrasait et qi en quelques jours vieilli de vingt années, elle av Icœent murmnré ces mots :
-- Pourquoi ne m'a-t-il pas pardonné?
Après avoir été d'abord très étonnés, les gens d< 'es-Monts étaient maintenant dans la consternai
Que s'était-il donc passé au chAteau? Quel é' table malheur avait donc frappé tout k coup mon comte et les deux comtesses?
Voilà ce que tout le monde se demandait. Oi ioqIu savoir. On faisait bien de timides suppo mais sans parrenir à pénétrer le terrible secret.
Par exemple, est-ce i itesse Rayo lar les appi es deux jeui : du garde-{ à aucun c< u'il s'en alli intanémeot ne savait ri lestiques i A vrai qu'ei irait pas qu u cb&teau; lus hardis, i icieux, troi la t6te, ou il nis, les boa is, ils pass( esse diman' qu'il daign<
B savait tou, Tiva que, p:
[ yeux curie lomme nou e ou d'un f) on crut ave I de Soleure heureux éb j nouvelle s )u sur une I le désolatioi nalheur I Spouvastablel