V. plus haut, sa lettre citée, du 4 septembre
2. Le cachet de Jean Thierry est apposé, nous l’avons dit, sur une des lames du parquet, très ancien, du tableau. Ce parquet est en pin maritime des côtes d’Italie ou de la Dalmatie (Déclarations de M. Bureau, le savant professeur du Muséum: de M. Poisson, son collaborateur et de M. Mélard, du ministère de l'Agriculture, inspecteur général des Forêts), ce qui confirmerait encore, au besoin, la provenance du tableau.
3. Nys était, comme Jean Thierry, d’origine française. ( V. A. Baschet, Raccolta Veneta, 1866, Dispensa II, p. 99.— V. W.-N. Sainsbury, Original unpublisheJ papers, etc., Appendix, H, p. 337).
On pourrait penser, d’après ce qui précède, que le tableau de la Petite Sainte -Famille est venu en France après la mort de Jean Thierry, rapporté de Venise par un de ses héritiers.
Cela paraît simple, en effet, et tout naturel.
11 n’en est rien, cependant.
Jean Thierry a bien, par son testament en date du lo février 1654, passé à Corfou devant le notaire qui avait déjà reçu celui de Tipaldi 1, légué à ses parents français tous les biens qu’il possédait, mais sa succession n’a jamais été distribuée et aucun d’eux n’en a rien touché.
De nombreux arrêts, jugements, ordonnances, etc., ont été rendus en France en ce qui la concerne, mais sans résultat effectif pour les héritiers 2.
Des démarches multipliées ont également été tentées par eux ou par des mandataires, à toutes les époques, tant en France qu’en Italie, sans succès d’aucune espèce.
Cela tient à différentes causes; notamment, d’abord, aux difficultés de tout genre opposées par le gouvernement vénitien; puis, peut-être, à ce fait que paraissent avoir