‹ La petite sainte-famille de RaphaelChapitre 4 sur 15 · V. in fine. Appendice, B · texte numérisé non relu

V. in fine. Appendice, B

2. Notamment en 1679, 1686, 1697, 1701, 1727, 1747, 1748, 1780, 1781, 1782, 1784, 17S8, etc.

ignoré presque tous les intéressés, c’est que Jean Thierry ne vivait pas, à Venise, sous son véritable nom.

On se masquait généralement à Venise, au dix-septième siècle; on allait à ses affaires, on courait à ses plaisirs sous le couvert du masque; on entrait même masqué aux séances du Grand Conseil lorsqu’elles devenaient publiques, et les ambassadeurs eux-mêmes n’assistaient à une fête, à un spectacle, que masqués i. Or, quoi de plus naturel, avec de tels usages, que de commencer, quand on le pouvait, par mettre un masque sur son nom même?

C’est ce que fit Jean Thierry, que l’on connut sous le nom de Jean de Mortier

La succession de Jean Thierry ne fut jamais répartie, avons-nous dit. Deux actes caractéristiques suffiraient à l’établir :

L’un, est un ordre du gouvernement français, donné par le Directoire Exécutif au général Bonaparte, en date du 21 prairial an IV d’avoir à réclamer de la république de Venise, le montant de la succession Thierry;

1. V. P. Daru : Histoire de la République de Venise. Paris, i853, t. VI, p. 141 : « Sous le masque, tout le monde était égal et inviolable. »

V. A. Bascliet : Les Archives de Venise. Paris, 1870, p. 463 et suiv.

2. V. Archives du ministère des Affaires étrangères, Correspondance, Venise, v. n2, f“ i3, la lettre de M. de la Haye du i3 juillet 1686. — V. in fine, Appendice, D.

Ce cas n’est par isolé. Dans la même Correspondance, Venise, V. 109, f” 274, on lit ; « Louis Brossier, de la province d’Anjou, a pris à Rome le nom de Louis de la Frouillère et se dict gentilhomme Lorrain. Il prendra le dernier nom à Venise, n

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