V. in fine, Appendice, F
2. Les négociations, engagées le 3o avril 1797, n’aboutirent pas ; le 16 mai suivant, Bonaparte imposait un traité à Venise et l’armée française entrait dans la ville où, en vertu des lois de la guerre, Bonaparte s’emparait de tous les fonds qui se trouvaient à la Zecca.
Mais, pourrait-on dire, le cachet existant sur le tableau de la Petite Sainte-Famille n’appartenait pas à Jean Thierry seul; les armes qu’il porte sont les armes de la famille et un autre de ses membres a pu l’apposer.
Cette observation, qui paraît fondée au premier abord, tombe entièrement devant les faits.
Un arrêt du parlement de Paris, en date du 5 octobre 1781, constate que Robert Thierry, celui qui a été anobli, «après avoir été gendarme du roi 1, laissa très peu de biens à ses trois fils, qui ne purent soutenir son état. »
François, le père même de Jean, ne possédait rien, puisque son fils s’échappa de la maiscyi paternelle, « considérant, comme il le dit dans son testament, qu’il n’existait aucun bien chez lui 2. »
Pierre et Claude, les frères de François, n’étaient pas plus heureux. Un acte, passé le 25 décembre iSSg devant le notaire de Buzancy (Ardennes), établit que l’un, Claude, était marchand laboureur à Thénorgues et ne savait pas écrire; que l’autre, Pierre, était simple marchand de village, et que tous deux cèdent à François, également
1. Il était venu en France avec la suite de François, fils du duc de Lorraine.