‹ La petite somnambuleChapitre 11 sur 26 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

MORINCOURT, ADOLPHE, CLAIRE.

ADOLPHE

Ah ça, maintenant qu'il n'y a plus d'importun ici, j'espère que vous allez m'entendro.

CLA.IRE

Oui, M. Adolphe j parlez^ nous vous écoulerons avec plaisir.

MORINCOURT.

Voyons^ mon cher Gormont^ expliqne-toi. (à ^ar£) Et moi , tâchons de trouver un moyen de lui faire entendre

Adolphe.

Vous savez que, depuis quelques années , j'ai eu le malheur de perdre mon père. — Avant de mourir , il me dit: « Mon pauvre Adolphe, je vais bientôt te laisser sans )) parens sur la terre: vas à Paris, tu y reirouveras Mo- » rin. » Il ignorait alors que vous aviez cliangé de nom. ce Tn lui rappèleras l'étroite amitié qui nous unissait , la j) promesse qu'il ma faite de t'accorder un jour la main » de sa fille; et je suis sûr qu'il sera pour toi , un second 3) père: car je le connais , Morin ne peut manquer à la 3> parole qu'il a donnée à son meilleur ami. » morincouPlT, a part.

Diable....^ voilà une conversation qui commence mal.

ADOLPHE

Aussi , je suis venu ici avec confiance ^ persuadé que m.on père avait raison de compter sur vous , et que, malgré le changement de votre fortune , votre cœur n était pas changé , et surtout celui de Claire.

CLAIP..E.

Non, monsieur Adolphe; et je me souviens de tout.

MORiNCOURT^ passciTit eutreuxdeux.

Moi aussi ^ moi aussi , certainement ; je me rappelle

tout ça et je me souviens de mon bon ami Germont :

c'était un digne homme, plein d'honneur , de probité...

mais à Paris, vois-tu, il n'est plus question de tout ça : le

bonheur de ma fille , un mariage où les convenances

ne se trouvent plus parce que.... d^iutant plus que

enfin {à part) le diable m'emporte si je sais comment

lui tourner ça.

ADOLPHE

Ahî je vous devine, M. de Morincourt ! c'est

ma mise qui vous déplaît eh bien, vous avez tort; car

enfin, sous ce vêtement grossier , si je sensible et bon , si malgré ma tourniii devais faire mieux que tout autre le bor de votre fille que vous aimez tendrement que de reproches n'auriez-vous pas a vous M0RI2VC0URT, à part.

Je crois , ma foi , qu'il m'attendrit. ( ment, ce que tu dis là, mon cher Adolphe

fort raisonnable je n'en disconviens pas

que, (]ans le grand monde, ce n'est plus c Amaranthe était là , il te dirait qu'à p bonne compagnie, on n'a plus du tout la de voir en morale.

Air : // me faudra quiUer Ven

Mon cher , dans le siècle où nous Apprends que chacun , à Paris, Juge diFmérile des hommes Par la valeur de leurs habits, {bis

ADOLPHE

Loin de prévoir cette apostrophe, Moi je ne croyais pas, d'honneur Voyez qu'elle était mon erreur, Qu'à la qualité de l'étoffe Ou pût juger la qualité du cœur.

MORiNcouRT, à part.

Il a toujours des réponses qui me désai

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