ENSEMBLE
MORINCOURT.
Air ; Fragment du Calife.
Appi'Ochez , monsieur le notaire:
Voilà les pareus , les époux ;
Terminons vite cette afl'aire ,
Au contrat nous signerons tous.
Mais que vois-je ! ô surprise extrême !
C'est Germont , c'est Germont lui-même»
Que veut dire un tel changement ?
Ah ! je n'y comprends rien vraiment. , .
MOaiACOCRT.
Ah ! mon Dieu , quelle différence 1 Nous l'avions mal jugé , je pense ; Mais ma fille a donné son cœur , Et je dois faire son bonheur I
ADOLPHE
Pour jamais je perds l'espérance , Et je dois luir de leur présence ; Ah i je le sens au fond du cœur , / 11 n'est plus pour moi de bonheur !
CLAIRE
Pour jamais je perds l'espérance, Puisqu'il va fuir notre présence ; Ah ! trop tard je vois mon erreur , 11 n'est plus pour moi de bonheur 1
SIE.-AMARANTHK.
11 n'est plus pour lui d'espérance, Puisqu'il va fuir de leur présence ; Ah ! profitons de leur erreur , £t lignons vite mon bonheur I
Adolphe.
Oui, je vais tous vous satisfaire, {à Claire) Adieu, mademoiselle ; tout mon désir, en partant^ est que vous puissiez goulcr un bonheur que mon peu d'usage et ma simplicllé vous auraient empôclié de trouver avec moi... M. de Moriiicourt, si vous voulez ôtre toujours luîureux , je vous conseille de continuer à oublier notre premier état,
et surtout vos amis les plus cliers puisque les lois de la
bonne comp;i§nie vous en font un devoir... Quant à vous, M. de Ste.-Amaranthe, je souhaite que cet hvmen puisse réparer les torts que la fortune a eus envers vous. {^Ste.-Amaranthe fait un mo'wement.)
MORINCOURT.
Hein!... que dit-il donc là?...
STE.-AMARANTHE
Allons, M. de Morincourt, signez
ADOLPHE
Je me retire Adieu, adieu, pour toujours. (Il va
pour sortir. )