TOUS
Que vois-je? Corineî
MORINCOURT.
Chut... elle est somnambule... je m^en étais toujours douté.
( On entend la ritournelle de la contredanse de Nina^
en sourdine. Corine prend Adolphe par la main ,
s^ aisance lentement aucc lui jusqu à la table ^ ou elle
dépose S071 bougeoir. )
CORINE
Ah... j'ai cru que ce lepas de noce ne finirait pas
Pour moi, j'avais le cœur si gros, si gros, que je n'ai pas pu manger de dessert. ( Quittant la main d Adolphe ) Sans moi, il allait partir.... mais je l'ai retenu... comment!
déjà clii monde clans le salon ? {Faisant la référence,, comme si elle abordait (juelquim.) Madame.... j'ai bien l'honneur do vous saluer.... INJ.de Solanges se porte bien... ainsi que mademoiselle votre fille?.... j'en suis enchantée... mais on sort de table.... voilà la marie'e.... elle a pleuré... ie le savais bien, moi, que ce mariage la rendrait malheureuse !
MORINCOURT.
Qu'entends-je ? i
CORTNE.
Ce vilain Ste.-Amaranthe il les trompait tous en
leur faisant accroire qu'il serait un bon mari.
STE.-AMARAIVÏHE.
Que dit-elle?
CORINE
Moi aussi , je le croyais.... Il m'apportait toujours des bonbons... Et M. Adolphe!., il ne sait pas non plus que ma soeur n'aime que lui... ( Adolphe fait un niou^eniejit de surprise.) Que dites-vous? Le contrat n'est pas encore signé... Oh! tant mieux, car ils auraient été bien malheu-» reux.
MORlNCOtJRT.
Est-ce qu'elle dirait vrai, par hasard?