A LA VEILLE DE LA RÉVOLUTIOX
la paroisse de Saint Avit Sénieur; la paroisse de Rampieux; les paroisses de Bardou, de Faux, de Lanquais, de Varennes ou Lanqueysset, de Monsac, de Naussannes, de Montcany, de Saint Cibournet (aujourd'hui commune du canton de Villeréal); la paroisse de Clottes; la paroisse de Labouquerie, avec la paroisse de Saint Semin son annexe; une grande partie de la paroisse de Boumiquel. Au total, seize paroisses.
Dans les quelques années qui suivirent, le territoire de Beaumont s'agrandit à la fois du côté du nord et du côté du couchant, à tel point que. au commencement du xive siècle, il comprenait jusqu'à vingt-deux paroisses. Parmi les paroisses nouvellement acquises, nous signalerons la paroisse de Nojals (en partie) avec la paroisse de Gleyzedals son annexe, la paroisse de Saint Germain, la paroisse de Mons, la paroisse de Saint Aigne, la paroisse de Pontroumieu, la paroisse de Verdon et très probablement la paroisse de Bayac, qui, comme on le sait, se trouvent toutes situées sur la rive gauche de la-Dordogne. Il est à peine besoin de faire remarquer (jue ce vaste territoire dépasse de beaucoup les limites actuelles du canton.
A partir du xv^ siècle, le territoire de Beaumont, non seulement ne s'étend plus, mais au contraire se réduit peu à peu par suite de l'aliénation d'une ou plusieurs de ses paroisses. C'est ainsi que, en 1680, la juridiction de la ville et comté de Beaumont ne se compose plus que de seize paroisses. Cinquante
bourgeois: Izaac Lafite, sieur Desfraux, ecuyer ; Hélène Tinet, veuve du sieur \'ivieii, médecin: Jean et autre Jean Gravière : Guillaume Révaugier, marchand, etc.
c) En février 1717 (encore en faveur du duc de Bouillon) ; Etienne-Joseph Martin, sieur de Chambard; Jean Delpech, chirurgien : noble Yzabeau de Besson, veuve du sieur Lanteuil: Guillaume Martin, sieur de Latour, bourgeois; M* Raimond Dutinet, avocat; M* Bernard Vivien, docteur en médecine: M"" M* Jean Bernard Laporte, cure de la présente ville: M^^M* Jean de Martin, conseiller du roi: noble Léonard de Paty écuyer, seigneur de Lusiés: M« Pierre Chamillac, conseiller du roi: noble Pierre Saint-Hilaire, écuj'er, etc.
Plus tard à partir de 1763 et jusqu'à la Révolution, les Reconnaissances sont consenties en faveur du « Haut et puissant seigneur, messire Jean de Paty (à partir de 1769, Léonard de Paty, son fils), chevalier, seigneur de Lusiés, de la présente ville et comté, baron du Rayet, conseiller du roi à l'ancien parlement de Bordeaux, y demeurant en son hôtel, rue du Loup, paroisse de Saint-Projet ». Rien que pour la ville de Beaumont, la seigneurie contenait « sept cent trente-quatre eyriau.x, un quart et seizième, à la perche et mesure de a'i pieds en largeur et 48 pieds en longueur pour chacun desdits eyriaiix ».
6 r.A VILLE ET COMTE DE BEAUMONT
ans plus tard, en 1733, elle n'en comprend que quatorze : ]es deux paroisses de Faux et de Mons avaient été aliénées. Cette même année 1733, le duc de Bouillon, au moment de \endre la comté de Beaumont au président Daugeard, aliène d'un coup onze paroisses : Naussannes, Le Pic, Monsac, Verdon, Saint Aigne, Saint Germain, Pontroumieu, Bournique], Montcanx' (en partie) et Xojals, lesquelles sont érigées en juridictions nouvcllcts ou rattachées à des juridictions déjà existantes.
Il pourrait au premier abord paraître étrange que, dans quelques énumérations des paroisses faisant partie de la juridiction de Beaumont, ne figure pas celle de Bannes, qui pourtant n'est séparée de la ville de Beaumont que par une distance de 3 ou 4 kilomètres. C'est que le repaire noble de Bannes (château), qui relevait de la baronnie de Pujols en Agenais, avait droit de justice sur la paroisse (Lespine, Généalogies, \ol. 58; de ("lourguc, Dict. iop.). En 1764, la juridiction de Bannes avait l)our seigneur la dame comtesse de Losse.
Par suite des aliénations succes.sives que nous venons d'indiquer la comté de Beaumont se trouva singulièrement réduite : elle ne comprenait plus alors (1733) que la ville et paroisse de Beaumont, la paroisse de Montcany (en partie), la paroisse de Bayac et celle de Saint Sernin des Fosses (aujourd'hui simphvilliige de la commune de Labouquerie).
Mais elle devait se réduire encore.
Jean de Paty, après l'avoir acquise de la présidente Daugeard, renonça à la justice de la petite paroisse de Bayac en faveur du vicomte de Losse pour la somme de 6.000 li\res, de telle sorte qu'au moment o\\ éclata la révolution, la \\\\v. et comté de Beaumont ne comptait que trois paroisses ; la paroisse de Beaumont, la paroisse d<' Montcan\' ci la paroisse de Saint Sernin des Fosses ^
("es trois paroisses, dans leur ensemble, formaient une seule et même juridiction : la juridiction de Heawiioiif en Périgord.
I. Voy. jnnir plus ilr ilétails, L. Tkstit, I.>i H.is/idr dr Rf.iiininHl en PrriiiorJ, l'.liiiii- hislorii/iir cl iirilii'oliijil^jiii-. Bordeaux 195", t. I*'", p. S17.