‹ La Petite ville de Beaumont en Périgord pendant la période révolutionnaireChapitre 18 sur 269 · LA VILLE · texte numérisé non relu

LA VILLE

Kilo comptait de 1.300 à i.doo habitants, dont i.ioo à 1.150 p*)ur la parois^■l' do Hoanniont, 100 à 200 ponr la paroisso do Monti;any. joo à jjo ]iour la paroisso do Saint Soiniii des Fosses, N'uyons maintenant la \ille propromonl dite.

LA \fLLK

La villedcBeaiimont, nous l'avons dit plus hant, date de 1272. C'était, au moment de sa construction, comme aujourd'hui du reste, un vaste quadrilatère, allongé dans le sens du nord au sud, avec des rues larges et droites, des places spacieuses, des maisons régulièrement alignées et pour la plupart bien bâties, le tout compris dans un mur d'enceinte continu, que protégeaient dos tours, des portes défensives, des fossés et des arrière-fossés.

La vieille bastide anglaise ne paraît pas avoir beaucoup souffert des nombreuses guerres qui ont dévasté le pays durant tout le Moyen-Age. Elle avait, en effet, à la fin de l'ancien régime, la même étendue, la même ordonnance générale et à peu près le même aspect qu'à l'époque de sa fondation. Notons, cependant, que l'une de ses tours de coin avait été démolie, probablement vers le milieu du xviiie siècle, qu'une autre, détruite à une époque plus ancienne, avait été réédifiée sur un emplacement un peu plus élevé. Notons aussi que, çà et là, un certain nombre de vieilles maisons avaient fait place à quelques grands et beaux immeubles, qui existent encore aujourd'hui : la maison des Dames de la Foy, vulgairement appelée couvent; le bâtiment de l'hospice (aujourd'hui mairie et presbytère); la maison de Montsec, sur la Rue Ramond et la Place Vieille; la maison de Chambard, tout en haut de la Rue Vidal; la maison Foussal, sur la Rue Deytier, etc.

De 1789 à nos jours, des transformations plus nombreuses se sont produites, qui ont profondément modifié, sinon le tracé des places et des rues, du moins leur aspect général : beaucoup

de maisons anciennes, parce que trop petites ou menaçant ruine, ont été démolies ou remplacées par des constructions à la fois plus importantes, plus solides, plus luxueuses; de nombreux emplacements, autrefois simples cours ou jardins, ont été à leur tour bâtis; le mur d'enceinte, déjà très maltraité sous les règnes précédents, surtout du côté du levant, a été encore entamé çà et là, soit par le temps, soit par la pioche du démolisseur; plusieurs portes de ville, sous le prétexte qu'elles étaient trop étroites et gênaient la circulation, ont été condamnées et détruites; sur les terrains qui longeaient extérieurement le mur d'enceinte, nos édiles, à des époques diverses, ont établi de larges boulevards, qui remplacent avantageusement les cloaciues plus on moins infects des anciens fossés et arrière-fossés. La ville de Beaumont a donc beaucoup changé dans ces derniers temps et il est nécessaire pour pouvoir suivre avec profit les événements qui s'y sont déroulés au cours de la Révolution, de jeter un coup d'œil rétrospectif sur ce qu'elle était en 1789. A cet effet, nous envisagerons successivement :

1° Ses places :

2^ Ses rues.

§ I. - Les places.

La ville de Beaumont, en 1789, possédait six places, dont quatre étaient situées à l'intérieur (c'étaient les places intérieures), les deux autres se trouvant en dehors du mur d'enceinte (c'étaient les places extérieures).

i» Places intérieures.

Les places intérieures sont : a) la Place Publique; b) la Place de l'Eglise ; c) la Place des Mesures ; d) la Place du Pisadis.

a) La Place Publique.

La Place Publique n'est autre que celle que l'on désigne aujouid'hui sous les noms divers de Place Centrale, de Place du

LES Hl.ACKS

Marché, de Grand' place. Je la trouve tîgurant dans certains actes notariéb- de l'époque comme Place Puhliijne de la Cité.

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