‹ La Petite ville de Beaumont en Périgord pendant la période révolutionnaireChapitre 218 sur 269 · Première Partie : Commissariat de Pierre Grenier · texte numérisé non relu

Première Partie : Commissariat de Pierre Grenier

{du 20 brumaire an IV au 22 frimaire an VI).

Pendant les deux permières années du régime directorial, trois administrations se succédèrent à Beaumont :

1° La première, avec Louis Ters comme président et Pierre Grenier comme commissaire du Directoire exécutif, du 20 brumaire an IV (10 novembre 1795) au 22 germinal an V (11 avril

20 La seconde, avec le même président et le même commissaire du Directoire exécutif, du 22 germinal an V (11 avril 1797) au troisième jour complémentaire de la même année (19 septembre 1797).

30 La troisième, encore avec le même président et le même commissaire, du troisième jour complémentaire de l'an V (19 septembre 1797) au 22 frimaire de l'an VI (12 novembre 1797).

LA PREMIÈRE ADMINISTRATION MUNICIPALE Administration Ters-Grenier

(du 20 brumaire an IV au 22 germinal an Vj.

Les élections des 10 et 15 brumaire avaient désigné, pour former la première administration municipale du canton de Beaumont, le citoyen Louis Ters comme président et, comme

agents municipaux, le citoyen Laval Dubousquet pour la commune de Beaumont, le citoyen Delpit père pour la commune de Saint xA.vit Sénieur, le citoyen Ducros Laroque pour la commune de Bourniquel, le citoyen Bouscaillou pour la commune de Sainte Sabine, le citoyen Moliérac pour la commune de Born, le citoyen Rasteau Lanauve pour la commune de Nojals, le citoyen Durant pour la commune de Glottes, le citoyen Linarès pour la commune de Labouquerie et le citoyen Foucaud pour la commune de Rampieux. C'était une administration modérée, faite à l'image du Directoire.

Auprès de ces magistrats élus, le président par l'assemblée primaire du canton et les agents par les assemblées communales, le Directoire exécutif avait placé, pour le représenter, le citoyen Pierre Grenier de la commune de Born.

Nous connaissons déjà Louis Ters pour l'avoir vu maire de Beaumont en 1790 et administrateur du département en 1791. Disons ce qu'était le citoyen Pierre Grenier.

§ I. - Pierre Grenier peint par lui-même.

Pierre Grenier, propriétaire, homme de loi, jurisconsulte, avocat en parlement (tels sont les titres divers que l'on trouve accolés à son nom dans les documents de l'époque), était originaire de l'Agenais ^ Venu à Born en 1793 à la suite de son

I. Picn-L- Grenier, connu plus lard (nous verrons pourquoi tout à Theurc), sous le non) de Grenier de Ricard, était né à Malcournet, dans la paroisse de Saint Martin du Dropt (aujourd'liui commune du canton de Villeréal), en 1731 ou 17S2. 11 était, par son arrière-grand-père, apparenté à la vieille famille des Grenier de Cardenal, qui compte encore dans le pays de nombreux représentants.

Le 13 mars 1793, à làgc de quarante-deux ans, Pierre Grenier épousa demoiselle Thérèse Fres^ange, fille de feu J. B. Fressangc et de feu Toinettc Lantourne, habitant le Haut Born, dans le canton de Beaumont. 11 se lança aussitôt dans la politique et devint, successivement, agent national de la commune de Born, administrateur du district de Belvès, commissaire du Directoire exécutif près l'administration municipale du canton de Beaumont. 11 conserva cette dernière fonction jusqu'au 2 frimaire de l'an VI (12 novembre 1797), époque où il l'ut destitué pour des raisons d'ordre politiiiue et remplacé par son voisin, M. Audy Laval Dubousquet, qui habitait le Bel.

Après la tourmente, le 25 fructidor an XII (11 septembre 1804), P. erre Grenier, abandonnant la politique qui, comme à bien d'autres, lui avait apporté plus de déboires que de satisfactions, acquit la propriété de Ricard, dans la commune de Rives, «pour le prix de 90.860 francs en monnoye métallique et valeur tournois», et s'y

L TESTUT, Beauinont à la Révolution

Planche IX

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