OM
Fig. 55.
Les trois signatures du maire Loiscau.
il écrit Loyseau. Enfin, en 1792, il remplace l'y par un i et signe Loiseau, orthographe qui me paraît la plus rationnelle et que le signataire conservera désormais.
Le jour même où prirent fin les opérations électorales, à l'issue des vêpres, les quatre ofiîciers municipaux nouvellement élus : Blanchard, Rivière, Lacoste et Mianne, se présentent à l'hôtel commun de la ville et là, en présence de Benoît Loiseau, maire, et André Grenier, officier municipal, ils prêtent le serment en ces termes : Je jure de maintenir de tout mon pouvoir la Constitution du royaume, d'être fidèle à la Nation, à la Loi et au Roi, et de remplir exactement les fonctions qui me sont confiées. En fin de séance, il est décidé, d'un commun accord, que Pierre Rivière formera désormais, conjointement avec Benoît Loiseau, maire, le Bureau, et les autres messieurs (le mot de citoyen n'était pas encore de rigueur !) constitueraient le conseil de la commune.
Voilà donc Benoît Loiseau et Pierre Rivière chargés pour une année, jusqu'aux élections de novembre 1791, de la direc-
tion des affaires municipales de Beaumont. Leur tâche, du reste, fut relativement facile : nous sommes encore à la période monarchique de la Révolution et la vie communale, alors, n'était pas extrêmement différente de ce qu'elle était en 1789.