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CHAPITRE III

Le soulèvement des campagnes (28-3o juillet)

I. Les pillages et incendies rie châteaux le 28 juillet : Domarin, Vaulx, la Verpillière, etc. Formation de la bande du Nord du Viennois. — II. Les paysans viennent le même jour à Bourgoin. Menaces contre le château ; on commence à brûler les titres et terriers. — III. Impression produite dans les campagnes par la nouvelle des premiers troubles. Le parti de l'ordre. Mauvaises dispositions des paysans. Les ordres du Roi. Le Tiers-Etat des campagnes. — IV. Extension des désordres le 29 et le 3o. Châteaux pillés dans les Terres-Froides. Résignation des notables. Ordre relatif des troupes de paysans. Pillage méthodique des archives seigneuriales ou notariales. — V. La bande du Nord. Incendies de châteaux le 29 et le 3o. Intervention des volontaires lyonnais. Combat d'Amblérieu (3o juillet).

En sortant de Bourgoin, les paysans marchèrent sur Domarin par la route de Lyon. De Rivais s'efforçait toujours de les calmer. « Pas tant de raisons ! » répondaient les plus furieux aux protestations du malheureux sous-lieutenant : « marchez, ou autrement... » Quand on passa à la Maladière, on vit à une fenêtre M. Luc Candy, négociant de Lyon ' ; de Rivais, ne voulant pas paraître le seul chef des pillards et espérant « que la présence d'un honnête

1. C'est précisément chez Luc Candy que M. de Domarin chercha un

asile après le sac de son château : « Nous nous sommes transportés

au lieu de la Maladière sur Bourgoin, dans la maison appartenant à Luc Candy, négociant de la ville de Lyon, présentement habitée par ledit seigneur de Domarin », écrit Etienne-Antoine Lacroix, lieutenant de châtellenie de Bourgoin, en tète de son procès-verbal de la déposition de M. de Domarin ; Bibl. de Grenoble, mss., O. 960.

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