Déposition Lavorel. Roux, p
3. Mémoire à Messieurs les Commissaires des Etats du Dauphiné, dans Fochier, p. 140.
1 Dépositions Lavorel, Roux, p. 28-29; Morel de Montcizet, id., p. 18. 5. Mémoire à Messieurs les Commissaires des Etats du Dauphiné, dans Fochier, p. 140.
(i. Id .. p. l'Jl.
(Il UMIT.K TROISIÈME 77
lierai ' ». Vers scpl heures du soir, d'autres paysans vinrcnl le prier de « venir avec eux réclamer les terriers de Saint-Antoine », déposés chez le sieur Benoit, qui eu percevait les revenus pour le compte de l'ordre de Malle et qui était en même temps directeur de la poste aux lettres . Benoit lit des difficultés, ce qui mil les mutins en grande fureur : « Les paysans étaient près de forcer la porte du bureau des lettres, où était enfermé le sieur Benoit : et. s'il eût persisté à résister, ils auraient vraisemblablement détruit tous les papiers qui y étaient renfermés ' : More! de Montcizet intervint, el représenta au sieur Benoil que, « n'ayant pas les originaux, il enluserait le peuple sans nuire aux propriétaires». Le maire joignit ses instances à celles de Morel, « pour exiler de plus grands malheurs ». Le fermier de Messieurs de Malle se résigna à céder aux paysans deux livres de reconnaissances du terrier de Saint- Antoine, qui furent aussitôl brûlés '. Morel de Montcizet dut encore payer aux séditieux « trente pois de vin et quinze livres de pain » et leur acheter des cocardes '. Les paysans arboraient, après la destruction des terriers, le même insigne que le peuple de Paris après la prise de la Bastille.
1. Dépositions Morel de Montcizet, Roux, p. 18-19; Vincent, id., p. 68. Vincent prétend, lors de l'enquête, n'avoir parlé ainsi (pie par plaisanterie; mais il est probable qu'alors il redoutait des poursuites.