CHAPITRE VI
L'enquête. — Conclusion
I. La Commission intermédiaire charge Champel et Ronin d'une nouvelle enquête. Ils ne peuvent trouver aucune preuve de la manœuvre supposée. — IL La nuit du 4 août ne met pas fin au mécontentement des paysans. — III. Les conséquences des brigandages du Viennois.
Si, à la lin d'août, on avait réussi à arrêter les dévastations et à punir quelques-uns de leurs auteurs, on n'avait pas pu comprendre encore comment la révolte des campagnes avait pris naissance. Par son arrêté du 10 août, l'Assemblée nationale avait déjà témoigné son intention de « remonter à la source des désordres et pourvoir à ce que les chefs des complots soient soumis à des peines exemplaires '... » Le président de l'Assemblée, M. de Clermont-Tonnerre, dans une lettre qu'il écrivit le 18 du même mois à la Commission intermédiaire, insista encore sur la nécessité de découvrir l'origine des troubles du Dauphiné : « Les circonstances qui ont accompagné les désordres qui agitent le royaume entier et votre province en particulier, Messieurs, dans le même jour et par des moyens semblables, paraissant caractériser une marche générale, un plan suivi, un complot commun, il est essentiel que tous les renseignements qui peuvent mettre sur la voie de ces machinations soient promptement
i. Extrait du procès-verbal de V Assemblée nationale du 10 août i;8y, impr., Arcli. nat.. AD h-, 1089.