‹ La peur; étude psycho-physiologiqueChapitre 9 sur 21 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Notre corps contient en moyenne quatre kilogrammes de sang. Ce liquide parcourt incessamment un ensemble de tubes élastiques doni le centre est au cœur. Les artères qui portent le sang du cœur à la périphérie se ramifient de manière à atteindre touâ les organes pour les nourrir. Lorsque les ramifications deviennent assez petites pour échapper à la vue, comme par exemple sur les lèvres, à Textrémité des doigts, sur les joues, aux oreilles ou en certains points de la peau, elles prennent le nom de vaisseaux capillaires. On les nomme ainsi parce qu'on en compare la finesse à celle des cheveux, mais ils sont encore plus fins. Ils forment un réseau inextricable qui donne à la peau le beau coloris qu'on appelle incarnat. Si ténus qu'ils soient, ils se divisent et se subdivisent à Pinfini et forment un système de canaux ayant leurs parois propres et fermés de toutes parts. Il faut une blessure, une coupure, une contusion pour en faire jaillir le sang qu'ils renferment.

Des capillaires, le sang passe dans des canalicules d'un diamètre plus grand, qui sont les veines. Celles-ci débouchent de proche en proche, l'une dans l'autre, et forment une veine plus grande ; de même que les filets liquides donnent naissance à un ruisseau, les petits ruisseaux à une rivière, et celle-ci à un cours d'eau plus étendu, ainsi les veines recueillent peu à peu le sang, en courants de plus en plus

abondants et, finalement, le ramènent, par de grands troncs veineux, au cœur qui le répand dans les artères.

Les canalicules dans lesquels circule le sang sont revêtus de fibres musculaires, qui tantôt les dilatent et alors le volume du vaisseau devient plus grand, tantôt les contractent, et alors le volume intérieur des vaisseaux devient plus petit. La pâleur, effet caractéristique de la peur, résulte de la contraction des vaisseaux ; la rougeur, qu'occasionne parfois la pudeur offensée comme la plus belle et la plus éloquente de toutes les révélations des faits psychiques, n*est autre chose que la dilatation des vaisseaux sanguins. Ces deux phénomènes opposés no dépendent pas du cœur, attendu qu'il bat plus rapidement et plus fort dans rémotion de la pudeur et dans celle de la frayeur. Des centres nerveux partent d'innombrables filaments qui accompagnent les vaisseaux sanguins dans toutes les directions. Ce sont ces nerfs dits vaso-moteurs qui, sans que nous les excitions, agissent sur les fibres musculaires des petites artères et des veines et les dilatent ou les contractent.

C'est surtout au visage que se montrent le mieux les effets de la passion par la pâleur ou la rougeur subite, parce que, dans aucune autre partie du corps, les vaisseaux ne sont aussi sensibles. Il en est ainsi pour deux raisons, d'abord parce que les centres nerveux exercent sur ces vaisseaux une action plus énergique, et ensuite parce que les vaisseaux sont plus délicats, se contractent et se relâchent plus facilement pour un léger trouble apporté dans la nutrition de leurs parois. En effet, si l'on respire les vapeurs d'une substance qui, comme le nitrite d'amile, paralyse les vaisseaux sanguins, immédiatement il se produit une vive rougeur de la face. Celui qui fait cette expérience sent qu'il lui vient en quelques secondes une sorte de flamme au visage. C'est le moyen le plus simple que nous possédions aujourd'hui de produire artificiellement les phénomènes externes causés par la pudeur.

Selon les personnes, on observe des différences très notables dans la facilité plus ou moins grande avec laquelle

se produit la rougeur ou la pâleur. J*ai fait une longue série de recherches pour voir à quel degré de température se produit la paralysie des vaisseaux sanguins de la main, quand on Timmerge dans Teau chaude, puis à quel degré et au bout de combien de temps les mains commencent à rougir, quand nous les plongeons dans Teau glacée ou dans la neige. J'ai trouvé des différences notables selon les sujets.

Une personne âgée qui, dans sa jeunesse, laissait voir aisément les mouvements de son âme à travers ceux de son visage, ne rougit plus à la suite d'une émotion, non parce que la timidité a disparu avec Tâge ou que les dures épreuves de la vie Pont aguerrie, mais seulement parce que les vaisseaux sanguins sont devenus avec le temps moins élastiques et plus* rigides. Ne voit-on pas pendant une promenade, les enfants rougir au soleil plus que les jeunes gens et ceux-ci plus que les mères et les vieillards ?

Les personnes du même âge ne réagissent pas également aux causes extérieures ou intérieures qui tendent à dilater ou à contracter les vaisseaux. Ainsi, toutes les femmes ne rougissent pas également d'un même bâdinage. La différence n'en doit pas être attribuée totalement à un sentiment de pudicité, mais à la manière différente dont réagissent les vaisseaux sanguins de cette personne. Dans une même- salle trop chauffée, toutes les femmes n'ont pas les joues rouges au même degré, et si, au sortir d'une réunion, nous saluons les personnes qui restent, en faisant attention au serrement de main que nous donnons à chacune d'elles, nous nous apercevons facilement d'une grande différence dans la température de leurs mains. Avoir dans ces conditions les mains chaudes ou froides, cela ne signifie pas autre chose que d'avoir les vaisseaux sanguins dilatés ou contractés.

Outre cette action pour ainsi dire locale da chaud ou du froid, il y en a une autre centrale assez importante pour nous, celle qui produit la pâleur ou la rougeur à la suite des émotions. Les centres nerveux peuvent, au moyen des nerfs vaso-moteurs, modifier profondément la circulation

du sang dans les diverses parties du corps, et, comme conséquence, produire les changements continuels que subit le coloris de la peau.

Il n'est pas nécessaire de se reporter aux études faites sur les animaux, il suffit des observations que Ton peut faire sur Thomme pour comprendre le mode de fonctionnement de ce mécanisme nerveux. Je connais telles personnes qui ont une sensibilité différente dans leurs vaisseaux sanguins à droite ou à gauche, et qui, pour cette raison, ressentent plus vivement les effets des émotions sur un seul côté du corps.

Au bal, sur la montagne, au soleil, il est facile, pour qui observe attentivement, de trouver une différence notable dans le coloris des deux côtés de la face. Cela se reconnaît à la sueur plus abondante sur une partie du front que sur Tautre. Ma sœur, par exemple, quand elle danse, présente un côté du visage plus rouge que Tautre. Chez elle, c'est à la partie droite du corps que se trouvent les vaisseaux les plus sensibles. La fatigue, la chaleur, les émotions les paralysent, les affaiblissent plus facilement et, par suite, ce côté du visage devient plus rouge et contient une plus grande quantité de sang.

Il y a peu de jours, nous fîmes ensemble une promenade sur la colline. A un certain endroit, nous vîmes passer dans la vallée le convoi d'un enfant. Une jeune fille portait le cercueil sur sa tête comme une corbeille de fleurs. La cloche du village carillonnait ; le cortège, le prêtre en tête, apparaissait et disparaissait tour à tour à travers la verdure des arbres, les enfants couraient devant et derrière portant des cierges et répandant des fleurs. C'était par un splendide crépuscule d'automne. Nous l'avions vue peu de jours aupai'avant, cette belle enfant, pleine de santé, joyeuse, avec des cheveux blonds, et maintenant, le petit ange allait reposer pour toujours sous les cyprès du cimetière. Notre servante la portait sur la tête, elle nous avait dit auparavant : « C'est à moi de l'ensevelir, parce que je suis sa marraine. »

En voyant^cette scène, ma sœur me dit qu'elle frissonnait

comme si elle avait la chair de poule dans toute la moitié droite du corps, des pieds à la tête.

En général, Texcitabilité des nerfs vaso-moteurs est égale dans les deux côtés du corps. Après de fortes émotions, nous éprouvons une sensation de froid due à la contraction des vaisseaux répandus par tout le corps, comme si un linceul froid enveloppait les membres et gagnait le cœur ; c'est un mélange d'impressions indéfinissables et variées comparables aux ténèbres, au froid, à une rumeur triste et profonde. La sensation est généralement plus vive à la tête et au dos qu'aux bras et aux jambes. Quelquefois, sans cause apparente, nous en ressentons de semblables. Le peuple dit que la mort passe près de nous. C'est quel que chose d'analogue aux contractions que nous faisons tout à coup au lit au moment où nous nous endormons.

On n'avait pas encore songé à étudier la circulation du sang aux mains et aux pieds, parce que l'œil même le plus habile ne peut y discerner avec certitude les petites variations de la couleur de la peau et le thermomètre appliqué à ' la surface du corps ne peut fournir une indication exacte. J'ai pensé que je pouvais y parvenir commodément en mesurant les variations de volume de la main. J'ai fait choix d'un vase long et étroit et j'en ai détaché le fond. J'y ai introduit la main et l'avant-bras, puis je l'ai fermé hermétiquement avec du mastic des vitriers. J'ai fermé le col au moyen d'un bouchon traversé par un tube long et mince, puis j'ai rempli le tout d'eau tiède.

Je pensais à part moi que, s'il venait une plus grande quantité de sang dans la main, les artères, les capillaires et les veines augmenteraient de volume et détermineraient la sortie du vase d'une certaine quantité d'eau, correspondant à la plus grande quantité de sang; par contre, si les vaisseaux sanguins se contractaient, la main devenant plus petite, l'eau contenue dans le tube devait rentrer en partie dans le vase.

La première expérience que j*ai faite sur mon frère m*a persuadé que je ne m'étais pas trompé. J'étais alors bien éloigné de supposer qu'il me serait bientôt possible d'élever mon humble appareil à la dignité d'une méthode scientifique et d'écrire grâce à lui un nouveau chapitre dans les traités de physiologie.

Je ne voudrais pas entraîner le lecteur trop loin, en lui faisant connaître les perfectionnements introduits dans cet appareil, auquel j'ai donné le nom de plééhysmographe ou mesureur de changements de volume.

Peu de mois après cette première expérience, je retournai à Leipzig^ chez le célèbre physiologiste Ludwig, pour lui faire part de l'idée que j'avais eue d'un instrument très simple avec lequel on pouvait obtenir le graphique des mouvements du sang chez l'homme. Je me rappelle toujours avec une émotion profonde le regard de satisfaction avec lequel il suivait sur le papier la figure que je traçais d'une main tremblante pour me faire comprendre, comme il s'en réjouissait au fond de l'âme, et la bienveillance avec laquelle il m'engagea à compléter mes études dans son laboratoire.

Je me mis vite au travail, je construisis deux appareils, un pour chaque bras, afin de pouvoir étudier la circulation simultanément dans les deux parties du corps. Le phénomène qui m'avait grandement surpris dans la première expérience faite en Italie, était l'extrême sensibilité des vaisseaux de la main qui déterminaient un changement surprenant dans le volume de la main, soit pendant la veille, soit pendant le sommeil, à la suite de la plus légère émotion. Peu de jours après mon installation au laboratoire de Leipzig, je fis une expérience dans une pièce voisine du cabinet du professeur. Mon compagnon d'études, le professeur Luigi Pagliani, se prêta avec le dévouement d'un ami à toutes les expériences.

Je voulus d'abord établir les rapports de la respiration avec le changement de volume de la main. Pendant qu'il se trouvait devant l'appareil enregistreur, avec les bras dans les cylindres de verre pleins d'eau, le professeur

Ludwig entra. Aussitôt les deux plumes qui indiquaient le volume du bras descendirent, laissant sur le papier une raie noire verticale d'une longueur d'environ dix centimètres. C'était la première fois que je voyais se produire, par l'effet d'une émotion en apparence légère, une diminution aussi considérable du volume de la main et de l'avant-bras. Le professeur Ludwig resta profondément étonné, et, avec l'affabilité qui le rend si cher à ses disciples, il prit une plume et écrivit sur le papier, au point où le pléthysmo^ graphe avait indiqué son entrée par le changement produit dans la circulation :

« Le lion vient. »

Pour montrer plus clairement le déplacement continuel du sang qui s'accumule tantôt sur un point du corps, tantôt sur un autre, j'ai construit une balance assez grande qui consiste en une longue et large table sur laquelle on peut étendre un homme, comme on le voit dans la figure cicontre. Au moyen du poids R qu'on peut faire courir sur le bord de cette sorte de lit mobile sur le point E, il est facile de maintenir un homme en équilibre quand le centre de gravité du corps est assez près du milieu de la balance. Afin que la balance ne trébuche d'un côté ou de l'autre pour toute petite oscillation, j'ai dû mettre un gros contrepoids en métal I qui peut être élevé ou abaissé à l'aide d'un pas de vis sur l'axe GH. Celui-ci, fixé verticalement au milieu de la table DC, est maintenu solidement par les tiges latérales ML.

De cette manière, le centre de gravité de la balance se trouve assez abaissé pour qu'elle ne soit pas folle, comme on dit, et ne chavire pas pour toute petite oscillation, car le contrepoids agit en sens contraire de l'inclinaison de la balance et la ramène à l'horizontalité. J'ai donné à cette balance un tel degré de sensibilité qu'elle oscille librement selon le rythme de la respiration.

Pendant qu'une personne parfaitement calme, étendue horizontalement sur la balance, repose en équilibre, on lui adresse la parole, et la balance trébuche immédiatement et

CD

LA PALEUR BT LA ROUGEUR Ifl

s'incline du côté de la tête. Les jambes deviennent plus légères et la tête plus lourde. Et ce phénomène se produit toujours, lors même que le sujet soumis à Texpérience prend toutes les précautions pour ne pas se mouvoir, qu*il cherche à retenir sa respiration, à ne pas parler, à ne rien faire qui puisse déterminer un plus grand afflux du sang au cerveau.

Le spectacle était toujours intéressant pour mes collègues quand ils me surprenaient pendant mes recherches, tandis qu'un ami ou une connaissance dormait sur la balance. Au moment de la sieste, qui est préférable pour ce genre d'observation, il arrivait souvent que quelqu'un se balançait assoupi par les oscillations uniformes de ce berceau scientifique. A peine touchait-on la porte pour entrer que la balance chavirait du côté de la tête et restait immobile dans cette position pendant cinq, six et même dix minutes, selon que le trouble se produisait pendant que le sommeil était moins ou plus profond. Souvent, s'il s'éveillait, le sang ne se répartissait pas comme auparavant, il était nécessaire de rapprocher le point R des pieds, d'où s'était éloignée une partie du sang qui s'était dirigée vers le cerveau. Puis, peu à peu, s'il s'assoupissait de nouveau, la balance retournait à sa position inclinée du côté des pieds. Le sang s'éloignait, pour ainsi dire, des centres d'activité et se répandait plus abondamment dans les veines des pieds qu'il engorgeait. Il était nécessaire de diminuer le poids R, et finalement, pendant le sommeil profond, la distribution du sang se rétablissait, comme c'est le propre de cet état de notre organisme. Et en même temps, les oscillations respiratoires se prolongeaient d'une manière continue.

Alors, tout étant plongé dans le silence, l'un de nous faisait un petit bruit, toussait, ou remuait les pieds ou déplaçait une chaise ; aussitôt la balance chavirait, s'inclinait du côté de la tête et restait immobile pendant quatre ou cinq minutes sans que la personne soumise à l'expérience s'en aperçût. Quand tout était silencieux, pendant la nuit ou au moment paisible de la sieste, j'observais souvent que,

sans aucune cause externe, des oscillations se produisaient par suite d*un déplacement pour ainsi dire spontané du sang, qui dépendait d'un rêve ou d*un phénomène psychique, qui agissait sur les nerfs vaso-moteurs et modifiait la circulation du sang sans la participation de la conscience ou au moins sans qu'il restât aucune trace de ce travail dans la mémoire.

Ma balance démontre que la plus légère émotion détermine l'afflux du sang au cerveau, mais cela ne m'a pas suffi. J'ai voulu analyser plus en détail ce phénomène et j'ai construit d'autres appareils pour étudier dans toutes ses particularités la marche du sang fuyant des mains, des pieds et des bras vers le cerveau.

J'ai observé le pouls pendant des heures de suite, non sur un seul point, mais sur tous les points du corps, au cerveau, aux mains, aux pieds, épiant pendant la veille et le sommeil, les plus légères modifications que l'activité de la pensée, les impressions externes, les bruits, les songes produisaient dans les vaisseaux sanguins.

On sait que le nombre des battements du cœur augmente pendant la digestion, mais personne n'avait observé les modifications que subit la forme du pouls. Je les ai trouvées si caractéristiques que, maintenant, je me fais fort, en voyant le tracé d'une seule pulsation de la main ou du pied, de dire si la personne était à jeun ou non. Et même, à la vue de deux pulsations, je distinguerai celle de l'homme qui réfléchit de celle de l'homme distrait, celle de l'homme éveillé de celle de l'homme endormi, celle de celui qui a chaud de celle de celui qui a froid, celle de celui qui est agité de celle de celui qui est calme, celle de celui qui a peur de celle de celui qui est tranquille.

Un de mes amis qui s'occupe de littérature vint un jour me voir dans mon laboratoire, afin de s'assurer par ses propres yeux de ces faits qui lui semblaient peu croyables. Je fis sur lui une expérience afin de voir s'il se produirait

quelque différence dans la forme de son pouls, selon qu'il lirait un livre italien ou un livre grec. D'abord, il se mit à rire. Nous en vînmes à la preuve et il se trouva que le pouls de sa main se modifiait profondément lorsqu'il passait d'un travail léger à celui plus intense de traduire à livre ouvert un passage d'Homère.

La vie est d'autant plus active que la circulation du sang est plus rapide, et le mouvement du sang s'accélère par suite de la contraction des vaisseaux sanguins. Il se passe dans notre appareil circulatoire ce que nous voyons dans le cours d'un fleuve où le courant devient plus rapide dans les points où le lit est plus resserré. Quand nous sommes menacés d'un péril, quand nous ressentons une frayeur, une émotion, et que l'organisme doit rassembler ses forces, une contraction des vaisseaux sanguins se produit automatiquement et cette contraction rend plus actif le mouvement du sang vers les centres nerveux.

C'est parce que les vaisseaux se contractent à la surface du corps que nous devenons pâles à la suite d'une vive émotion. J'ai mesuré exactement quelle quantité de sang fuit des mains et des pieds pendant la plus légère émotion et combien de secondes s'écoulent entre le moment où se produit l'émotion et celui où se produit la pâleur, mais ce n'est pas le lieu de donner des chiffres.

Une personne me racontait que, dans un accès de peur, elle avait vu se dégager de son doigt une bague qu'auparavant elle n'aurait pu enlever sans un grand effort. Et elle avait remarqué que le doigt était devenu réellement plus petit et la sortie de l'anneau plus aisée toutes les fois qu'elle avait une forte émotion.

Le proverbe main froide y cœur chaud est l'expression populaire de ce fait que les mains se refroidissent réellement quand, par l'effet d'une émotion, le sang se retire des extrémités du corps pour gagner le cœur.

Mosso. •— La Peur.

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