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MAISON DE PARIS — ATELIER DE PILULES, GRANULES

rappels et le classement de la commission, constituent trois contrôles qui réduisent les causes d’erreurs au plus strict minimum. Les résultats de ce système qui donne à la fois la sécurité et la célérité, permettent d’exécuter, dans un temps très court, un nombre considérable de commandes.

Il n’est pas inutile de dire qu’il n’y a que des intermédiaires mécaniques, entre les divers services et le hall, et que toutes les divisions arrivent à l’aide de monte-charges, ce qui supprime les indiscrétions possibles du personnel.

Telles sont les phases de l’exécution d’une commande ; il nous reste à exposer l’économie de ce système.

Après la mort de Dorvault, Genevoix résolut de réorganiser la Maison de Commerce au double point de vue de la sécurité pour les clients et les actionnaires, et, par contre, de la responsabilité pour le personnel.

Pour atteindre un but aussi important, il a isolé les trois opérations capitales de tout commerce, l’Entrée des marchandises, leur Débit et leur Sortie.

Toute marchandise venant, soit du dehors, soit des laboratoires, sort de la Réception accompagnée d’une fiche détachée d’un livre à souche, mentionnant simplement la nature du produit. Elle est livrée ensuite directement, à l’aide de treuils ou de monte-charges, à chaque chef de service qui doit : T reconnaître la marchandise qu’il reçoit; 2° compléter la fiche en inscrivant la quantité reçue, et 3° transcrire ces détails sur un registre spécial d’entrée, dont il a la tenue et qui porte un compte ouvert à chaque produit.

Cette constatation et cette livraison entraînent la responsabilité du chef, qui se débite lui-même de la marchandise qu’il reçoit et qui est soumis à des inspections nombreuses, basées sur les preuves de la sortie, fournies par les tickets.

Ces tickets sont de petits carnets de papier, paginés, séparés au milieu par un pointillé à jour et qui, par la diversité

des couleurs et leurs numéros, correspondent aux diverses sections de la Maison. Ils servent à relever, au moyen d’une plume bigraphe, c’est-à-dire, écrivant avec deux becs, les articles de chaque commission, que l’écriture retrace en même temps de chaque côté du pointillé. Ces tickets, destinés à constater la sortie des Marchandises de chaque service, créditent l’employé en débitant le Rappel.

Chaque jour, les enveloppes de la veille sont ouvertes; les tickets, rapprochés des souches et classés par couleur et numéro de pagination, s’y adaptent forcément, donnant ainsi la preuve authentique de la sortie des produits.

Cette reconstitution du service de la journée, permet, grâce au groupement des produits de même espèce dans chacune des sections, de relever en un seul total les divisions les plus nombreuses de n’importe quel article, et comme conséquence la sortie exacte, par un compte ouvert à chaque produit. Par ces combinaisons, une soustraction suffit pour donner en nombre ou en poids le stock restant, ce qui constitue les éléments mathématiques d’un inventaire permanent.

L’honneur de cette conception, vraiment géniale, appartient à Genevoix, aidé dans son application par le Directeur actuel, qui a su perfectionner encore ces moyens de contrôle. Il en résulte, pour la Maison, un travail productif, un ordre rigoureux et l’absence totale de coulage; pour la clientèle, l’exécution des commandes avec la plus complète exactitude, une grande célérité et presque sans erreurs, car pour ces dernières, il est bon de dire que l’ambiguïté de certains ordres et les interprétations qui peuvent en résulter parfois, sont le plus souvent en cause.

Pour obéir tout à la fois aux Statuts et donner satisfaction à la clientèle, une comptabilité sévère, appropriée aux exigences multiples du commerce de la Droguerie pharmaceutique, complète cette organisation.

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