SALLE DU CONSEIL
( Cliché J . David).
« râlement encore que celles-ci, les pharmaciens vont les « prendre à des sources étrangères.
« Une conséquence fâcheuse et inévitable de cet état de « choses, sans parler de leurs différents degrés d’action et en « dehors de toute accusation de fraude, est la multiplicité d’as- « pects des mêmes médicaments. Et quelle garantie peuvent « avoir les pharmaciens dans les produits simples ou composés « qu’ils tirent de mille maisons différentes, les tirant elles- « mêmes de sources plus ou moins authentiques, plus ou « moins dignes de confiance?
« Nous voulons, et c’est un point sur lequel nous insistons, « que le cachet de notre Association, apposé sur un produit, « soit pour le pharmacien une garantie absolue de bonne « qualité.
« Pour atteindre ce but, toutes les substances, avant d’en- « trer dans l’établissement, seront soumises à un contrôle « sévère : un laboratoire d’essai sera spécialement consacré à « cet objet. Pour les préparations officinales, le Codex sera « rigoureusement suivi dans tous les cas où il fait autorité. « Pour celles qui ne s’y trouvent point consignées et pour les « produits chimiques en général, les procédés qui donneront « les produits les plus purs et le rendement le plus avantageux « seront toujours suivis et recherchés.
« Avec quelle satisfaction, avec quelle assurance de son « fait, le pharmacien ne délivrera-t-il pas des produits qu’il « saura entourés de tant de garanties !
« L’unité de préparation a pour conséquence l’identité d’ac- « tion. Si cette unité du médicament importe déjà au pharma- « cien, combien plus encore intéresse-t-elle le médecin ? Il faut « que celui-ci puisse compter sur le médicament qu’il prescrit. A « combien d’incertitudes, de déceptions et d’accidents a donné « lieu et expose chaque jour le médecin, la diversité d’action
« dans les médicaments ! Avec quel empressement ne saluera- « t-il pas, de son côté, notre entreprise ! De quelle influence « ne sera pas sur les progrès de la thérapeutique la réalisation « de cette unité du médicament ?
« Les pharmaciens, dans l’état actuel des choses, man- « quent souvent d’objets qui leur sont demandés, soit, s’il « s’agit de médicaments, parce qu’ils ne sont que rarement « prescrits, ou ne sont pas encore entrés dans la pratique, ou « enfin que leur préparation présenterait de la perte en raison « de la petite quantité réclamée; soit, s’il s’agit d’objets acces- « soires, parce qu’ils sont trop onéreux à tenir ou à faire établir. « Une Pharmacie Centrale des Pharmaciens obviera à ces inet convénîents. Faisant tous ses achats en grand, s’adressant « aux meilleures sources de production, préparant elle-même « les produits, elle tiendra à la disposition des pharmaciens « tous les médicaments anciens ou nouveaux susceptibles « d’être demandés et tous les objets accessoires qui sont du « ressort de la Pharmacie.
« L’Association, telle que nous la comprenons, assied la « profession sur une base large et solide qui lui a fait défaut « jusqu’à présent. Par le fait de sa réalisation, l'isolement dans « lequel le pharmacien se trouve jeté, aussitôt son diplôme en « main, cessera, car cette Pharmacie Centrale sera la maison « de tous. Ce sera un centre vers lequel convergeront tous les « intérêts de la profession.
« Par la perfection de ses produits, par la confiance qui « en résultera pour les médecins et les malades dans l’emploi « des médicaments, par les dispositions nouvelles qu’elle « prendra, elle accroîtra singulièrement les ressources de la « pharmacie. Ainsi donc, humanité, confraternité, prospérité, » tel est le triple problème que l’entreprise résout. »
Cet appel éloquent, qui répondait aux besoins et aux aspirations de l’époque, réussit à grouper autour de son auteur un