‹ La philologie classiqueChapitre 4 sur 26 · Sénèque. Ep. lOS, 30; comp. 88, 3 à 8 ; etc · texte numérisé non relu

Sénèque. Ep. lOS, 30; comp. 88, 3 à 8 ; etc

reproche de poursuivre des recherches inutiles, confondant malheureusement, comme le font trop souvent les railleurs encore aujourd'hui, des questions effectivement oiseuses, i)uériles et absurdes avec des investigations très sérieuses, dont seule sa propre courte vue l'empêche de saisir la portée. « Rechercher lequel est plus ancien, dit-il, d'Homère ou d'Hésiode, n'est pas plus important que de savoir pourquoi Hécube, qui était plus jeune qu'Hélène, était moins bien conservée \ » Vous voyez se dessiner ici deux faits importants pour les études classiques. D'abord, l'antagonisme entre des tendances contraires : d'une part, l'érudition avec ses excès et son oubli des véritables intérêts de la science, et, de l'autre, le dédain à la fois de l'érudition et de la vraie science ; dédain manifesté alors par le philosophe moraliste, comme il le sera plus tard par certains littérateurs. Puis, la distinction établie entre la grammaire considérée comme science du langage seulement, et les autres connaissances nécessaires pour l'étude des textes.

Si cette distinction paraît s'affermir dans la suite, il ne faut pas oublier qu'elle était motivée par le fait que la langue des auteurs qu'on expliquait en classe était aussi la langue qu'on parlait. H fallait enseigner par conséquent cette langue au point de vue pratique de l'emploi que les élèves auraient à en faire, quelques-uns dans des écrits, un plus grand nombre dans des discours, tous dans la con-

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