‹ La Philologie classique [microform]: six conférences sur l'object & la méthode des études supérieures relatives à l'antiquité grec que et romaineChapitre 4 sur 22 · QU'EST-CE QUE LA PHILOLOGIE · texte numérisé non relu

QU'EST-CE QUE LA PHILOLOGIE

pante analogie entre les deux philologies, classique et romane, que nous la trouverions.

Si l'histoire de la philologie, de même que l'organisation de nos Facultés des lettres, paraît nous donner raison, il ne faut pas nous dissimuler que les objections abondent. Je n'en examinerai que deux en ce moment. La première est une protestation de sentiment plutôt qu'un argument contraire. Elle vient du côté des partisans de la science pure, de la science désintéressée, comme l'on dit, de ce qu'on appellerait plus justement, par imitation d'un mot fameux, la science pour la science. Gomment? s'écrieront-ils avec indignation, vous voulez que la science que nous cultivons avec amour, la science qu'ont illustrée les Aristarque et les Pétrarque, les Scaliger et les Bentley, les Heinsius et les Bœckh, la science qui a pour objet les plus belles et les plus grandes choses que le monde ait vues, ne soit qu'une vulgaire science appliquée, qu'elle ait une utilité pratique, qu'elle devienne un gagne-pain? Que ces idéalistes si respectables se rassurent. Je partage leur sentiment. J'irais peut-être plus loin que certains d'entre eux. Je ne puis souffrir d'entendre placer aucun bien au-dessus de la vérité, qui est l'objet de la science. J'estime que connaître et comprendre est un besoin primordial de la na-

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ture humaine, aussi bien qu'agir et jouir. La science a son but en elle-même, et c'est l'abaisser que d'en faire uniquement ou principalement l'auxiliaire soit d'intérêts matériels, soit d'ambitions personnelles ou patriotiques, soit même de la vertu. Moi aussi j'adopte la devise de la science pour la science. Mais n'oublions pas que science et enseignement ne sont pas une seule et même chose. Il existe des corps dont la mission propre est de produire la science , ce sont les Académies ou Instituts ; il en est d'autres qui sont chargés de la transmettre d'une génération à l'autre, ce sont les Facultés ou Universités. De fait, et peut-être ne serait-il pas trop difficile d'expliquer ce fait, ce sont aussi ces dernières qui produisent le plus de science, et dès qu'elles cessent d'en produire, elles deviennent promptement impropres à la transmettre. Mais enfin les établissements d'enseignement n'ont pas été créés, en général, pour distiller la science pure, ni même pour initier à ses mystères des hommes qui à leur tour ne feraient que de la science. Je me méfierais, à vrai dire, d'une école ayant une pareille destination. Je la soupçonnerais d'être l'œuvre d'idéologues, agissant d'après des théories préconçues, et non d'après l'observation des conditions réelles de la vie scientifique. En réalité, les Facultés et les Universités du monde entier ont été fondées pour former les jeunes gens à certaines vocations, aux vocations de médecin, avocat, prêtre, professeur ; les unes savent concilier cette tâche avec celle qu'elles ont librement

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assumée de faire progresser la science, tandis que d'autres se bornent à donner un enseignement d'un caractère beaucoup plus général et sans application pratique : ce n'est pas, il s'en faut, dans les Universités de cette dernière çorte que le niveau scientifique est le plus élevé.

Je me rappelle avoir entendu tenir ce propos : ce Les Facultés de droit et de médecine ne sont à proprement parler que des écoles professionnelles ; les seules véritables Facultés sont celles des lettres et des sciences. » Gardez-vous, Messieurs, d'appréciations de ce genre. Pour avoir un idéal élevé et de hautes ambitions — et cela, nous devons, nous voulons l'avoir pour notre Faculté — il n'est besoin de se laisser aller ni à l'orgueil ni au dédain d'autrui. En tout cas, soyons dans le vrai. Eh bien! en vérité, depuis que nos Facultés des lettres et des sciences ont des élèves qu'elles préparent à une vocation utile et honorable, ont-elles fait plus ou moins qu'avant pour la science pure? La réponse, ce me semble, ne saurait être douteuse. Quelle est d'ailleurs la différence à établir entre une école professionnelle et une Faculté? Car l'une et l'autre préparent à des carrières déterminées pour lesquelles certaines connaissances scientifiques sont exigées. La différence, nécessairement relative, la voici, si je ne me trompe. L'école professionnelle se contente d'inculquer à ses élèves des connaissances toutes faites, la Faculté initie les siens à la science qui procure ces connaissances; elle leur fait part des procédés et des méthodes aussi bien

que des résultats; elle les rend capables non seulement d'acquérir, mais de produire le savoir dont ils auront besoin dans la pratique de leur vocation; elle leur donne enfin la haute intelligence des faits qu'elle enseigne, en montrant, outre l'application qu'on en pourra faire, la place qu'ils occupent dans l'ensemble des choses.

A ce dernier point de vue, qui n'aperçoit aussitôt l'avantage qu'il y a à réunir plusieurs Facultés en une Université ? Je ne puis, en effet, me persuader qu'une Université soit, comme on le pense assez généralement, une unîuersitas litterarum, un laboratoire de la science universelle, où tontes les sciences particulières seraient représentées, et cela dans la proportion exacte de leur importance. Aucune Université existante ne répond à cette définition. En Allemagne, par exemple, en Scandinavie, en Suisse, en Autriche, en Italie, toutes ont leurs Facultés de médecine et de droit, qui donnent au pays des médecins, des magistrats et des avocats, et dans leurs Facultés de philosophie des sections de philologie, de mathématiques, de sciences naturelles, où se forment les futurs professeurs ; des sections de sciences politiques, où se préparent les administrateurs et les hommes d'État. Aucune ne donne au cymrique ou au lithuanien la même place qu'au latin, bien que ces langues soient aussi importantes que le latin au point de vue purement scientifique. Aucune ne fait de l'anatomie humaine ou du droit civil du pays une simple subdivision de l'anatomie générale et de la théorie générale du

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droit civil. Non, ce qu'une Université peut offrir mieux que des Facultés isolées, ce n'est pas le spectacle actuel de toute la science humaine, ni de la science détachée de toute application ; c'est la notion, c'est l'idée de la science universelle, dont les principales parties du moins y sont représentées , c'est la vue des points de contact entre chaque science particulière et ses voisines, et du rapport qui existe entre chaque science appliquée et les sciences pures dont elle est tributaire. Combien déjà au milieu de nous les idées ont dû s'étendre et s'éclaircir à cet égard, quand on a vu se grouper en un seul Institut de botanique, et cependant s'y maintenir distinct, le triple enseignement de botanique des Facultés des sciences, de médecine et de pharmacie ; quand les différents enseignements de zoologie, de physique et de chimie, par une concentration analogue, ont affirmé leur unité, sans rien sacrifier de leurs caractères particuliers !

Mais, je le répète, dans les Universités comme dans les Facultés isolées, il n'y aura jamais qu'un petit nombre de chaires consacrées à des sciences qu'on n'étudie que pour elles-mêmes, sans application prévue. L'immense majorité des enseignements aura toujours pour objet les sciences dont la connaissance sert à l'accomplissement de certaines fonctions et à l'exercice de certains arts; en d'autres termes, les sciences appliquées. La science universelle, la science pure, n'a guère de place, même dans une Université, que comme but suprême, comme idéal commun, comme principe régulateur,

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qui domine tout, pénètre tout, et communique à tout sa noblesse et sa grandeur. On comprend qu'il en soit ainsi. Les conditions de la vie moderne Texigent. Nous n'avons ni une facilité d'existence, ni une population d'esclaves, qui nous permettraient de nous livrer exclusivement à la contemplation et à la recherche de la vérité. Les plus grandes et les plus riches nations ne pourraient fournir le contingent d'élèves nécessaire à des établissements d'instruction qui ne mèneraient à rien, comme on dit, dans lesquels on ne ferait que de la science pour la science. Car, dans les pays les plus riches, les familles assez fortunées pour laisser leurs fils sans profession ne seront jamais qu'une minorité, et en général ce n'est pas dans cette minorité que se trouve le plus de goût pour l'étude. Enfin, le goût y fût-il, qui peut savoir d'avance s'il aura les aptitudes nécessaires pour faire un savant ? Les succès de lycée ne prouvent pas grand'chose à cet égard, et il n'est pas rare que la science inspire des passions malheureuses. C'est à la Faculté, recherchée d'abord en vue d'un but pratique, que s'opérera ensuite la sélection effective, et que se décideront les véritables vocations. Ce qui s'impose de la sorte, c'est aussi ce qu'on doit désirer, et ce qui assurera à la nation deux avantages immenses : d'une part tous les hommes voués aux carrières libérales auront été, pendant quelques années au moins, témoins du travail scientifique, ils y auront pris part, en une certaine mesure ; ils en emporteront dans la vie un aperçu, une notion générale, un

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souvenir ; et d'autre part, les niieux doués d'entre eux pour ce travail voudront s'y dévouer entièrement, et s'attacheront d'une façon durable à des maîtres dont la plus haute ambition et la meilleure récompense sera de gagner des adeptes à leur propre culte. Parmi cent jeunes gens venus à l'Université pour se faire avocats ou médecins, il y en aura toujours quelques-uns, si l'enseignement est ce qu'il doit êtce, qui estimeront dans le droit et la médecine la science plus que le métier; et ce seront les plus capables des cent. 11 n'est pas sûr qu'un enseignement créé tout exprès attirât plus d'élèves, ni surtout d'aussi bien doués. Quant à moi, j'avoue que je ne partage pas le désir que je vois exprimer à d'autres, de n'avoir que des élèves qui ne se destineraient à aucune carrière, qui n'étudieraient que par goût et pour leur propre satisfaction. Je n'aurais guère plus de confiance en de tels élèves qu'en ces étudiants à vue bornée qui n'écoutent dans une leçon que ce qui sera demandé à l'examen. Si ces derniers pèsent lourdement sur une Université, les premiers ne sont guère propres à la faire prospérer. Ils ont leurs défauts aussi, dont le plus grave est qu'ils restent le plus souvent amateurs. Or, il est bien rare, dans l'état d'avancement où la plupart des sciences sont aujourd'hui parvenues, que les amateurs rendent vraiment service. Ce que je souhaite à nos Universités, c'est d'avoir beaucoup d'élèves qui y fassent des études professionnelles, mais qui les fassent dans un esprit scientifique. La seconde objection se présente sous forme de

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conséquence tirée de notre thèse même. Alors, nous dira-t-on, si la lecture des auteurs anciens dans Toriginal venait à disparaître du programme de renseignement secondaire, la philologie classique périrait du même coup? Assurément, Messieurs. Le jour où l'on ne ferait plus ni grec ni latin au lycée, l'affiche de la Faculté des lettres serait diminuée d'un bon tiers, à moins que par hasard un cours de grec ou de latin y figurât temporairement, comme on a vu inscrit pendant quelques années, au programme de notre Faculté, un cours d'arabe. Le jour où il n'y aurait plus de malades au monde, on continuerait sans doute à étudier l'anatomie, l'histologie, la physiologie, mais on ne concentrerait plus que par exception cette étude sur le corps humain, et l'on ne grouperait plus ces sciences avec tant d'autres, si diverses, pour les enseigner ensemble, comme on le fait aujourd'hui à la Faculté de médecine. Il y aura de même, longtemps après la suppression de l'enseignement classique secondaire, des savants qui se feront une spécialité de l'étude de l'antiquité ; il y aura des hellénistes et des latinistes, comme il y a aujourd'hui des égyptologues, des assyriologues, des sinologues et des américanistes. Mais cet ensemble d'études particulier dont nous parlons, la philologie classique telle qu'elle est aujourd'hui constituée, n'aura plus sa raison d'être, et aussi ne sera plus.

Cette disparition de la philologie serait-elle un grand malheur? Non pas, au point de vue de la science pure. Sans doute l'activité exceptionnelle

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qui se porte de nos jours sur ces études se ralentirait singulièrement. Mais en tant qu'il est nécessaire de connaître le monde gréco-romain pour comprendre l'évolution du genre humain, dans la mesure où l'histoire des Grecs et des Romains importe à l'histoire générale, il y aura toujours des savants qui l'exploreront. La science ne manquerait pas son but parce que la philologie viendrait à périr. L'humanité n'y perdrait-elle rien à d'autres points de vue '^ La civilisation, la culture générale, la pratique même de la recherche scientifique n'en seraient-elles pas atteintes? C'est une tout autre question, et que nous n'avons pas à résoudre ici. Mais s'il se produisait un amoindrissement de ce genre, comme je ne peux m'empêcher de le croire jusqu'à preuve du contraire, ce ne serait pas tant à cause de la disparition de la philologie, que par suite de l'abandon des études classiques dans l'enseignement secondaire. Le droit et la médecine, la philosophie et l'histoire, la physique et la chimie souffriraient, non pas peut-être directement de ce que certains enseignements seraient retranchés de la Faculté des lettres, mais de ce que les jeunes gens venant du lycée ne seraient plus préparés de la même manière aux études supérieures.

Mais, je le répète, cette question ne nous touche pas. Le fait est qu'encore aujourd'hui, malgré tout ce qu'il a eu à souffrir, et de ses ennemis et de certains de ses amis, notre enseignement secondaire, celui du moins qui prépare les futurs élèves des Facultés, est fondé en bonne partie, j'ose dire en

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sa meilleure partie, sur les études classiques. C'est de ce fait, bon ou mauvais , que nous partons. Tant que ce fait subsistera, il y aura lieu de préparer des professeurs capables de donner cet enseignenïent; il sera utile de maintenir nos études dans les Facultés.

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Ces études, que doivent-elles être? Telle est la question à laquelle ce cours est destiné à répondre. Nous ne Taborderons que brièvement aujourd'hui, et d'une manière générale ou, pour ainsi dire, négative. Nous dirons surtout ce qu'elles ne doivent pas être, sauf à faire voir plus en détail dans la suite ce qu'elles doivent être.

A première vue, il peut sembler que, pour bien enseigner le latin et le grec , pour bien expliquer les textes à ses élèves , on n'ait qu'à bien apprendre les deux langues anciennes, à étudier les auteurs qu'on lit dans les classes, à s'exercer à les expliquer comme cela se fait en classe. On pourrait croire, en d'autres termes, que renseignement supérieur n'est qu'un enseignement secondaire continué, complété, perfectionné. Longtemps en effet on l'a entendu ainsi. C'est dans cette pensée qu'on a fondé jadis une École normale supérieure , qui devait être au lycée ce que l'école normale ordinaire est à l'école primaire. Heureusement elle a beaucoup dévié de la ligne qui lui était tracée; qui sait même si elle ne finira pas un jour, pour achever de se dégager

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de l'erreur qui lui a donné naissance, par se fondre dans l'Université de Paris? C'est grâce à la même façon de voir qu'un document officiel déclare expressément que « les connaissances qu'on exige du candidat » à la licence es lettres» sont celles mêmes que comporte l'enseignement secondaire », et recommande avec insistance à l'examinateur de ne pas sortir des questions élémentaires en grammaire, en métrique, en histoire littéraire. C'est encore la même erreur qui a présidé à l'institution des agrégations de grammaire et des lettres , les épreuves de ce double concours consistant presque exclusivement en exercices d'écoliers, thèmes et versions, dissertations improvisées; une seule épreuve, récemment instituée et insuffisante, permettant aux jurys de s'assurer si les candidats sont à même de faire un travail autre que de seconde main. Je dis erreur, si haute que soit l'autorité que je contredis, parce que je ne puis m'empêcher d'y voir une erreur. Pour bien enseigner dans les classes, il ne suffit pas de savoir ce qu'on doit enseigner, ni de savoir davantage. Il faut encore savoir mieux et souvent savoir autre chose.

Savoir mieux, c'est-à-dire n'avoir pas seulement appris, mais avoir trouvé; ou du moins, puisque la plupart des choses qu'on peut enseigner aux enfants sont toutes trouvées, savoir trouver; savoir où puiser des informations sûres; savoir les vérifier, si digne de confiance qu'en soit l'auteur ; savoir se former une opinion propre sur les sujets controversés; savoir faire la lumière sur les points

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OÙ elle ne serait pag encore faite ; savoir juger les livres qu'on mettra entre les mains des élèves; savoir en un mot être son propre maître avant d'être le maître de nos enfants.

Savoir autre chose, c'est savoir, par exemple, déchiffrer les manuscrits, non point tant pour y découvrir la bonne leçon en un lieu donné, ce qu'on n'aura pas bien souvent l'occasion de faire, que pour être capable de choisir la bonne leçon parmi les variantes des manuscrits déjà déchiffrés, ou de la deviner d'après les traces qu'elle y aura laissées. C'est savoir lire les inscriptions, moins pour pouvoir à l'occasion en publier de nouvelles, que pour être à même de tirer des recueils épigraphiques déjà formés les précieux éclaircissements qu'ils fournissent aux textes classiques. C'est connaître les œuvres d'art antiques, non seulement pour y suivre le développement des idées et des croyances dont nous trouvons d'autre part l'empreinte dans les monuments écrits, et pour y observer mille détails des mœurs et de la vie privée, qui servent à éclairer les textes , mais surtout afin de voir de ses yeux, pour ainsi dire, et mieux comprendre la vie des peuples anciens par un de ses côtés les plus importants. C'est connaître toute la littérature grecque et latine, avoir lu, et parfois avoir étudié dans le menu détail , des auteurs qui jamais ne figureront au programme du lycée, des auteurs même qui, s'ils étaient nos contemporains, ne mériteraient pas de fixer notre attention , mais qu'il n'est pas permis de négliger, parce que dans

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