Ch. Lalo. loc. ci(., p
8, Lotze, Geichichte derÀMthetik in Veulachland, Munich. 18BT.
3. Siebeck, Dos Wesen der Aeslheliiclien Anschauung, Berlin, 1ST5.
4. PaulStero, Einfilklang und AisoiiaUoa t'n dm- neuern AaihtHk, 1893.
5. 0. Kûlpe, Veber dea awoiialiven Faktor dti anlhttùehttt Bindncekf, VUrleljahrsckrifl far wîstemchaftliche Philosopha, 189S.
l'esthétique ALLKHANDE CONTEIIPOBAINE ' 87
comme un symbole d'affection, ce ne peut évidemment pas ètfe-parfiuite d'expérieDoes qu'il aurait iaites sur lui-même ou sur les autres et d'après lesquelles l'affection se traduiraîtper tel plissement des lèvres et telle expression des yeux : il y a là autre chose qu'une association. Et il en est de même de l'adulte. Quand celui-ci s'infuse dans tels gestes, dans tais mouvements exécutés devant lui et les imite et éprouve les aenUmente qui leur correspondent, il n'a pu agir par aasoeiation. Ces mouvements et ces gestes, en effet, sont pour le spectateur des ime^^ optiques.. En les reproduisant, il sent en lui des 'modiSeations déterminées de ses muscles, de ses tendons, de ses articulations, de sa peau, c'estré-dire des images kineathétiques. Mais il est impossible de savoir par expérience qu'en exécutant ces mouvements et ces gestes, l'on réalisere l'image optique donnée, U faut donc supposer une .liabon primitive,:[wyohologique, centre, entre ces deux sortra d'images, un instinct Iràréditeire qui nous permet, lorsque nous avons des perceptions optiques, d'exécuter des mouvonents qui [reproduisent on nous le modèle visuel '. Et ce qui vaut pour les formes visuelles, vaut pour toutes nos impressions extérieures en général. Toutes les fcùs que nous percevons l^apparence âensible d'un homme, nous avonsconscienoe que dans cette apparence, dans lesgestes, les m(Hiv&' ments, lesiformes fixes, la voix, les paroles de set homme, gtt et s'exprime quelque chose de psychique. Cette connaissance immédiate ne saurait être un raisonnement par analcH gie. :Maîs le serail-elle, qu'elle ne nous donnerait jamais l'équivalent ide l'Ein/Qhlung. Le raisonnement par. analogie, l'association nous, apprend qu'une pierre a telle ou telle qualité, par exai^>le la dureté. .Mais si elle nous apprend que cette qualité appartient à la pierre, elle n'est pas capable de nous