‹ La philosophie allemande au XIXe siècleChapitre 16 sur 63 · Lipps, Aeslhelik In Kullitr der Gtgenwart, p · texte numérisé non relu

Lipps, Aeslhelik In Kullitr der Gtgenwart, p

t. Meumann, Einfaknmg in die Àeslhelilt der Gegenwarl, pp. iS7 et

l'esthétique allemands COm'ElIPOftAINC 185

finissant, combien cette étude, malgré son étendue, est incomplète. Bien des doctrines intéressantes, bien des penseurs pénétrants n'ont même pas été mentionnés par moi. Mais ce que j'ai dit suffit pour montrer au lecteur combien la philosophie du Beau, que l'on a accoutumé de considérer, en France, comme une discipline surannée et morte, est, tout au moins en AUemajj^e, vivante, quelle valeureuse équipe de chercheurs elle suscite, quelle riche moisson de doctrines elle recueille et comment, loin de s'enfermer dans des spéculations désuètes et des méthodes vieillies, elle a su mettre à son service des disciplines aussi « modernes » que la psychologie expérimentale, l'anthropolof^e, ['ethnographie, l'ethnolo^e et la sociol<^e. L'esthétique, quoi qu'en disent ses détracteurs, ne saurait mourir. De même que tant qu'il y aura des esprits prétendant se rendre maîtres de l'univers par la pensée, il y aura une métaphysique, de même, tant qu'il y aura des âmes vibrant à la beauté de la nature et de l'art, il y aura une esthéthique.

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