‹ La philosophie allemande au XIXe siècleChapitre 19 sur 63 · W, WENDT ET LA PSTCHOLOCIE EXPÉRIMENTALE · texte numérisé non relu

W, WENDT ET LA PSTCHOLOCIE EXPÉRIMENTALE

ensemble de mouvements et d'inhibitions qui constitue l'attention. Ainsi donc attention et intelli^nce, réglementation des mouvements, état affectif, volonté, sentiment d'activité eo&n, tout cela est compris dans l'aperception.

L'aperception est une fonction psycho-physiologique ; psychologique, elle a ses caractères propres, qui la différencient des associations accidentelles d'idéea, des su^eations sensibles; physiologique, elle a son centre, la région frontale. Si bien que toute impression chemine par deux stades, un stade de perception, préparatoire en quelque sorte, dans lequel l'impression est encore obscure et attend que le déclic soit donné pour s'élever à l'état de représentation claire, et un stade d'aperceplion, qui confère à la représentation la netteté qui manquait à l'impression primesautière.

Wundt et ses élèves ont ^t, au cours des trente dernières années, diverses hypothèses pour situer les centres de perception, mais aucune d'elles ne parait plausible ; il semble que les recherches qui ont été faites récemment sur les localisations cérébrales, celles de Flechsig entre autres, permettraient des hypothèses au sujet des centres de perception, Flechsig n'est pas opposé à admettre un centre d'aperception dans la région frontale, bien que, selon lui, l'importance piimordiale accordée à cette région dans ses rapports avec le développement intellectuel ait été fort exagérée. Abstraction faite de la délimitation anatomique des centres de perception et d'aperception, Wundt a construit un schéma très curieux pour faire comprendre le fonctionnement du centre aperceptif. Lors de l'excitation, celui-ci serait éveillé par un signal, l'avertissent de l'arrivée d'une impression sensible ; ce signal viendrait du même point que l'impression, mais cheminerait par d'autres voies ; puis, au-devant de l'innervation allant de la périphérie vers un centre de perception, viendrait l'innervation provenant du centre d'aperception ; la sensation passerait ainsi par

un champ plus confus de conscience d'abord, pour a'élever ensuite, par L'ionervation aperceptive, à ta clarté. Wundt trouve dans les expériences faites par la méthode des réactions une confirmation de cette hypothèse. Le sujet, dans ces expériences, est appelé à réagir, c'est-à-dire à inscrire une sensation convenue, que le dispositif de l'expérience provoquera, un certain nombre de fois, à intervalles réguliers ; il se servira pour cette inscription d'un interrupteur électrique semblable à une clef Morse. Or, le sujet peut préparer son mouvement de réaction de telle sorte qu'il se produise aussitôt que se présente l'excitation sensible convenue, sans qu'il dirige aucunement son attention sur celle-ci. Il peut par contre ne réa^r qu'après avoir perçu exactement et attentivement la sensation convenue. Il y a, entre ces deux manières de réagir, une différence qui, dans les cas bien distincts, s'élève à un dixième et demi de seconde, alors que la réaction attentive totale n'en comporte que deux et demi. On peut en conclure que cette difTérence représente le temps qu'il faut à l'innervation aperceptive pour se produire activement. Nous verrons par la suite que Wundt fait un usage beaucoup plus étendu de la noUon d'aperception ; nous avions à signaler ici ce qu'il entendait par ce terme au point de vue physiologique.

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Après l'étude des rapports entre l'activité mentale et le système nerveux, Wundt analyse les faits psychologiques en euxmêmes, c'est-à-dire nos représentations. Les représentations sont complexes : il faut, pour les connaître, les décomposer en éléments. Ces éléments cependant sont obtenus par l'abstraction ; jamais on ne les rencontre à l'état isolé : une intensité lumineuse, une nuance colorée, une impression tactile fonttou-

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jours partie d'un tout, d'une représentation. Comment alors reconnaître un élément psychologique, puisque jamais il n'est donoéseul? A ceci qu'il se retrouve dans plusieurs combinaisons différentes. Les processus psychologiques réunissent toujours de nombreux éléments, mais ils ne sont pas eux-mêmes des éléments, ils sont des relations ; tels se montrent en effet une représentation spatiale, un rythme, un processus volontaire. Mais, pour pouvoir étudier ces processus, nous devons en isoler certains caractères ; nous traitons ceux-ci comme des éléments et nous leur appliquons l'expérimentation, c'est-àdire que nous faisons varier les conditions aous lesquelles ils se manifestent et les mesurons indirectement, en considérant leurs variations comme fonction des variations de leurs conditions. Tel est bien, en somme, le postulat qui est à la base de la psychologie expérimentale : il existe, entre les éléments de la vie mentale et les excitations extérieures qui les provoquent, un parallélisme qui permet l'expression mathématique ; les choses se passent comme si l'on pouvait considérer les premiers en fonction des secqndes ; et comme on sait mesurer celles-ci, on saura aussi mesurer ceux-là.

D'une manière générale, nous isolons de nos représentations deux groupes de caractères : caractères objectifs, tels que la sensation ; caractères subjectifs, tels que le sentiment de notre activité. Ces caractères, qui sont des éléments de la vie mentale, présentent à leur tour deux propriétés : qualité et intensité. Chacun des éléments et de leurs propriétés sont étudiés d'une manière approfondie dans la Psychologie physiologique, qui forme à ce sujet un véritable répertoire des recherches expérimentales, principalement de celles qui ont été réalisées en Allemagne ; de plus, on y trouve, pour chaque genre de sensation, des renseignements très précis sur les Gitanes périphériques des sens ; ces chapitres complètent donc l'étude du système nerveux central à laquelle est consacrée

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la première partie de l'œuvre. D'édition en édition, Wundt a ajouté de nouveaux renseignements sur les expériences relatives aux sensations ; il a soigneusement tenu son livre au courant des travaux essentiels. Quant à la distribution de la matière, une part plus lar^e a été accordée dans les dernières éditions aux états afTectifs.

A propos de l'intensité des sensations, rappelons que nous trouvons ici un exposé très net des recherches de Weber el de Fechner et des discussions auxquelles la loi de Fechner a donné lieu, une étude développée des méthodes psycfaophysiques et beaucoup d'expériences nouvelles faites, depuis la fondation du laboratoire de Leipzig, sur les questions soulevées par Fechner. Il semble, d'aprte les résultats obtenus, que la loi de Fechner se confirme si l'on emploie les méthodes qui portent sur l'appréciation d'intervalles minima et qui prennent par conséquent comme critère d'évaluation subjective le seuil diCférentiel entre deux sensations. Mais si l'on opère sur des intervalles plus grands et qu'on n'emploie pas ces méthodes, on arrive à la loi de Merke], selon laquelle l'échelle des sensations se rapproche de celle des excitations correspondantes. Wundt ne voit pas de contradiction entre les deux lois, mais il trouve là une raison de plus pour admettre l'interprétation psychologique de la loi de Fechner; si la direction de l'attention diffère, l'appréciation différera. Ce n'est pas entre l'excitation et sa réception par le système nerveux ni entre l'organisme et la conscience qu'existe le rapport formulé par Fechner, mais entre deux appréciations, entre deux faits conscients.

11 nous serait impossible de donner une idée, même approxir mative, de la richesse de renseignements que contiennent les pages consacrées à la qualité des sensations. Ici encore on trouvera, d'édition en édition, le résumé et la discussion des recherches sur les sensations tactiles, les sensations de tem-

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pérature avec la question des points de la surface de la peau sensibles à la pression, à la température et à la douleur; les sensations internes et la question très importante des sensations musculaires au sujet desquelles Wundt a émis des idées personnelles ; les recherches sur le sens de l'odorat et du goût; puis l'étude des sensations auditives, les conditions de ces sensations, les rapports entre les tons, leur fusion : toutes ces questions, importantes pour la physique et la physiologie et dans lesquelles cellea-oi ont besoin de l'aide du psychotique, sont étudiées d'une manière approfondie. Nous ne pouvons que répéter la même constatation pour les sensations lumineuses. Il n'est pas nécessaire de dire que la dernière éditi<H] donne des renseignements très complets sur l'état de toutes les questions intéressantes dans ce domaine et nous ne pouvons assez insister sur ce fait, qu'il est indispensable de se rapporter à la deroière éditioD allemande, l'ouvrage ayant reçu des augmentations considérables et des modifications importantes.

Celles-ci se poursuivent dans les pages que Wundl consacre aux états affectife élémentaires. Cette partie est nouvelle ; l'auteur a tenu compte des travaux accomplis en Italie et eD France dans l'élude des rapports entre les rythmes de l'oi^anisme et les sensations élémentaires. Il s'attache ft ces recherches un vif intérêt ; il reste plus à faire dans ce domaine que dans la mesure de l'intensité des sensations, plus ausffl que dans les problèmes, si variés pourtant, de la qualité des sensations, de leurs contrastes et de leurs combinaisons. A l'exposé des résultats expérimentaux, Wundt egoute une théorie des états alfectifs, dans laquelle il s'élève aussi bien contre l'interprétation intellectualiste des Herbartiens que contre l'hypothèse physiologiste de Lange, de James ou de Ribot. Il explique très ingénieusement la naissance des sentiments élémentaires. La vie des sentiments ne

résulte pas de combinaisons entre les représentations, comme le voudraient les intellectualistes, puisqu'une simple sensation est souvent accompagnée d'une tonalité affective. En réalité, la sensation avec sa qualité, son intensité et son coloris affectif forme un seul tout, et cette dernière propriété lui vient de la réaction subjective de la conscience, tandis qu'intensité et qualité sont les propriétés objectives de la sensation. Les sentiments élémentaires sont donc primitifs et ne se ramènent pas à des combinaisons d'autres éléments. Cela se comprend : comme toute sensation est éprouvée par un sujet sentant, il est naturel qu'un élément subjectif premier entre en composition avec elle. Mais tout état affectif, tout sentiment élémentaire n'est pas seulement réaction de la conscience, il est réaction de l'aperception visà-vis de chaque fait particulier qui se présente à la conscience. Par les rapports entre cette réaction et le contenu de la conscience, Wundt explique les différentes tendances qu'il a déj^agécs analytiquement de l'étude des sentiments élémentaires : plaisir et peine, tenâon et relâchement, excitation et accalmie. II met aussi en rapport avec ces tendances les phénomènes observés dans le rythme de la circulation sous l'influence de ces états affectifs.

Des éléments que nous venons de définir, Wundt distingue les représentations sensibles qui sont, par rapport à eux, des formations complexes. Cette division rappelle une gradation analogue observée déjà dans VOptiqve physiologique de Helmholtz. On dira que la démarcation est difficile à tenir entre les problèmes d'optique ou d'acoustique qui intéressent les éléments et ceux qui intéressent leur composi-

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lion, et que l'on risque ainsi, ou de se répéter, ou de scinder des questions présentant une certaine unité. Une telle observation n'est certes pas sans fondement. Mais en étudiant de près la psychologie de Wundt, on comprend le principe de Ba division. Ce qu'il appelle élément, nous l'avons vu, fait partie intégrante de plusieurs représentations. S'il s'agit par contre d'étudier celles-ci, ce qui importe, ce sont les lois de * combinaison des éléments, par exemple leurs relations spatiales et temporell&i. Ainsi la parenté des sons musicaux, leurs positions .réciproques, les dissonances et consonances qui en résultent ; l'appréciation des sensations tactiles, l'acuité de la distinction locale de ces impressions ; la perception de la grandeur et de la forme des objets ; la représentation que nous noua faisons de la position de nos membres et de nos mouvements ; la combinaison des mouvements des yeux, l'accommodation, les illusions d'optique, le problème de la troisième dimension ; les représentations rythmiques ; le sens du temps avec les illusions qui s'y rattachent : autant de questions traitées ici dans le plus grand détail, aveo une profusion d'expériences intéressantes et d'observaliona utiles.

Dans la théorie des états affectifs et de la volonté, qui suit, Wundt a apporté à ses éditions antérieures des additions par^culièrement importantes. On sait que sa psychologie est volontariste (s'il est permis de mettre une étiquette sur une œuvre aussi touffue), et que, dans la dernière édition de la Psychologie physiologique, Wundt a vivement attiré l'attention sur la nature primordiale des sentiments élémentaires et sur la réaction de la volonté. Il désire pourtant qu'on ne confonde pas son volontarisme avec celui de Schopenhauer. Pour lui, volonté désigne l'ensemble des voUtions et il entend se tenir, pour l'étudier, à l'analyse des faits. Vis-à-vis des actions du dehors, l'être vivant et psycholo-

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^que répond par des mouvements qui exprimeot une tendance intérieure ou, si l'on veut, la réaction propre de cet être ; il y a, dans cette réaction, quelque chose d'originaire et d'instinctif. Wundt l'appelle Trieb, penchant, poussée, tendance. Nous pourrions adopter ce dernier terme, pour simplifier les choses. Or, cette tendance à agir donne naissance soit à des mouvements réflexes et qui resteront mécanisés, soit à des mouvements qui, répondant sans doute au début à un besoin, vont se compliquer et seront bientôt accompagnés de la représentation d'un but. Ainsi conçu, le mouvement volontaire est une complication de la tendance naturelle à agir (du Trieb), avec représentation de son but et par conséquent aussi avec conscience des moyens nécessaires à l'atteindre ; et cette attitude mentale est en quelque sorte sous-tendue par ud sentiment d'activité. Les sentiments sont inséparables de l'exercice de la volonté.

La complexité de la vie psychologique allant en croissant, plusieurs chemins se présentent à la volonté et une troisième instance apparaît : c'est le choix. Â ce moment, la volonté se développe pleinement et avec le développement natt la conscience du choix entre plusieurs actes possibles, c'est-à-dire la conscience de la liberté. En même temps, il se produit dans la vie mentale un mouvement en sens inverse : la volonté peut à son tour s'automatiser et donner naissance à des formes d'activité qui se rapprochent du réflexe.

L'importance des sentiments dans les processus volontaires se remarque dans les manifestations affectives que Wundt résume de la manière suivante : ces sentiments sont d'abord celui de la décision {Entscheidung) et de la résolution {Entschliessung) ; le dernier se distingue du premier par son intensité plus grande. Cette différence d'intensité provient sans doute du contraste entre la résolution et le doute qui la précède, doute accompagnant l'oscillation entre plusieurs

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moUls. Au moment où l'action volontaire commence, le sentiment de décision fait place au sentiment d'activité qui a son substrat dans les sensations de tension qui accompagnent le mouvement. Le sentiment d'activité, selon les motifs, peut être accompagné d'états élémentaires de plaisir et de peine. Mais le sentiment d'activité peut aussi être considéré comme un sentiment général qui s'étend sur l'ensemble de l'action et se confondra, vers la (in de celle-ci, avec les sentiments les plus divers qui résulteront de cette action. Tels sont tes aspects de l'acte volontaire. Dans les actions instinctives (Triebfutndlungen) par contre, les sentiments de décision et de résolution manquent et l'on passe immédiatement au sentiment d'activité et aux sentiments qui accompagnent l'effet de l'action (Grundriss, pages 226-1).

A l'état de développement complet, la volonté ne consiste donc plus en ces mouvements de réaction procédant de la tendance, du Trieb dont elle est issue, mais en un acte pleinement conscient, avec idée de but et sentiments qui l'accompagnent. Or, cet acte conscient consiste en Yaperception d'un contenu psychique ; cette aperception se traduit ici par une représentation de mouvement. La volonté est cet aspect de l'aperception qui se rapporte au corps même du sujet agissant [Physiol. Psychologie, S* éd., t, 3, p. 308). Ainsi la volonté est aperception, elle fait partie de la fonction fondamentale de la vie psychique. Il serait faux de la considérer comme une oscillation entre plusieurs mouvements, laquelle se produirait exclusivement sous l'action de motifs extérieurs. Sans doute la volonté n'entre pas en jeu sans motifs, mais ces motifs sont en majeure partie internes : ils relèvent du caractère [ibid., p. 314); ce sont les états affectifs qui soutiennent la volonté. Ce processus s'accompagne d'une représentation ; aussi peut-on distinguer l'élément représentatif auquel on donne le nom de motif proprement

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dit, et l'élément affectif qui est le mobile {Triebfeder) de la volonté, son ressort. « Quand un carnassier s'eoipare de sa proie, le molif est ft chercher dans l'aspect qu'elle présente pour lui, mais le mobile consistera dans le sentiment de déplaisir, de faim ou dans la haine éveillée par la vue d'un animât d'une autre sorte ». [Grundriss, 9' édit., 1909, p, 222) . Les senUmenta font donc partie intégrante du processus volontaire, déplus près que les représentations.

Cet aperçu aura permis de voir que la psycholo^e de Wundt s'oppose aux théories intellectualistes et fait une large place aux états affectifs et à ta volonté ; elle montre que les processus volontaires sont intimement liés à la vie des sensations, mais que celles-ci comme ceux-là doivent finalement trouver leur explication dans une fonction unificatrice, qui exprime l'activité profonde de ta vie mentale. Nous arrivons ainsi à ta question que Wundt traite dans la cinquième partie de sa Psychologie physiologique, le cours et la liaison des processus psychologiques proprement dits. C'est aussi la question la plus intérieurement psychologique de toutes celles qu'il envisage et, suivant sa méthode expérimentale, il y arrive en allant du dehors vers le dedans.

Quand Wundt commença ses travaux psychologiques, la psychologie était dominée par les idées des spiritualistes éclectiques et la théorie des facultés mentales, tandis que cette hypothèse était attaquée par les physiologistes, par quelques partisans des méthodes d'observation ainsi que par des herbartiens adeptes des méthodes mathématiques et prêts à déduire la vie mentale du calcul des combinaisons entre les représentations. Seule une école avait fondé une psychologie cherchant à se maintenir sur le terrain de l'expérience subjective : c'était l'école des associationnisles anglais. De môme qu'un siècle auparavant, Hume, le fondateur de cette école, avait exercé sur Kant une réelle influence en le forçant à

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