‹ La philosophie allemande au XIXe siècleChapitre 48 sur 63 · Th. Lindner, GMchichUpMlosophie. p. i · texte numérisé non relu

Th. Lindner, GMchichUpMlosophie. p. i

siècles futurs que ne s'en posait l'esprit qui acoosigné cea faits '.

L'afGrmation essentielle cependant de l'étude historique descriptive, c'est que l'objet de la science, ce sont des faits individuels. Cela ne veut pas dire que ce ront des fcdls qui se passent dans des individus humains. Des groupes, des peuples, des civilisations sont des individus collectifs qui ont leur particularité. 11 n'y a pas deux actions ni deux siècles qui se ressemblent. L'bistoire a pour but de retracer les différences entre ces structures particulières des hommes ou des groupements d'hommes. Elle les décrit comme elles sont, mouvantes et agissantes, mais irréductibles.

Si simple que soit cette aKirmation, elle est grosse de conséquences. On en déduit, comme fait clairement Ëduard Meyer : 1° que les causes générales ne sont pas de l'histoire. Il ne s'agit pas, bien entendu, de les nier. Les lois de la nature, les lois psychologiques, les faits généraux de l'ordre économique ont une puissante action. Mais ce sont là des connaissances préjudicielles. L'historien les possède et en tient compte. Il sait toutefois que l'action des faîta généraux est limitative seulement, et n'est pas explicative des faits particuliers qu'il étudie. Les faits généraux de la nature matérielle, ou morale, ou sociale, posent les bornes au dedans desquelles les possibilités historiques se meuvent justement parce qu'ils ne changent pas ; et ils sont impuissants à faire prévoir les événements particuliers qui vont se dérouler dans l'enclos qu'ils délimitent. Un développement économique arriéré empêchera l'Etat moderne de naître ou les idées scientifiques modernes de recevoir une suffisante diffusion. Mais tous les peuples économiquement bien outillés réaliseront-ils l'État moderne ou utiliseront-ils les idées de la science moderne P 11 n'y a rien de moins évident. A leur tour au

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