‹ La philosophie allemande au XIXe siècleChapitre 49 sur 63 · Eduard Heyer, GeichichU dts Altertumi, r, p · texte numérisé non relu

Eduard Heyer, GeichichU dts Altertumi, r, p

contraire, les conditions générales, par exemple les conditions économiques, sont changées par des facteurs individuels supérieurs. La vie contemporaine de Berlin ne serait pas concevable sans un grand bien-être matériel. Mais il est démontrable que ce bien-être a été créé, pour une grande part, par la politique des HohenzoUem. Une série d'actes particuliers d'ordre politique ont modifié les conditions générales, sans lesquelles les mœurs et l'inlellectualité berlinoise d'aujourd'hui n'auraient pas pris naissance*. Les faits généraux sont une matière que de vigoureux ouvriers politiques réussissent à pétrir. Mais les formes particulières que ces . ouvriers en tirent, empires ou capitales, institutions ou réformes, voilà ce qui intéresse l'historien.

2°Ilsuit des mêmes considérations que les états de ekosespermanents ne sont pas de l'histoire. Rien n'a conditionné davantage l'existence historique des peuples de l'Europe centrale que l'existence des Alpes. L'histoire de la Suisse, de l'Italie, de l'Allemagne et de la France n'est intelligible que par là. Maïs l'étude des Alpes n'est pas elle-même de l'histoire. Les faits historiques sont ceux qui changent et agissent par leur chan- ' gement. Ainsi les peuples non civilisés, dont l'état social ne change pas, ne sont pas des peuples historiques. Ils sont comme un bloc de granit immobile et isolé, autour duquel déferle la marée des peuples en mouvement. Puis, il peut arriver brusquement qu'une masse inorganique de non civilisés soit projetée sur les civilisations en voie d'évoluer : Tels les Huns et les Mongols ravageant l'Europe. Ils ont agi alors, à la façon d'une mobile projeté mécaniquement. Le changegement qu'ils ont subi, une simple migration, si élémentaire soit-il, est un fait historique par ses conséquences lointaines et bnilales*.

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