‹ La philosophie allemande au XIXe siècleChapitre 51 sur 63 · I. Tb. LiDdner, GesckichtspMitiBBphiê, p. ST · texte numérisé non relu

I. Tb. LiDdner, GesckichtspMitiBBphiê, p. ST

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LA PSILOSOPHEE DES SCIBMCBS HISTORtQtlES SfS

seale vie que celle du groupe ei de l'homme. Ces savants croient qu'oD n'a jamais vu la vie éeonoiniqueet la civilisation Bupérieure indépendantes de l'État et qu'elles ne s'épanouissent pleinement qu'en lui. L'Etat suppose la vie économique et aboutit à la civilisation intellectuelle. Puis, à son tour, il modilre la vie économique et la civilisation supérieure le modifie *. Toutes deux dépendent de son acttom et de sa forcer. Il y a là une condition de fait, mais non pas une nécessité. Tout essai de déitnir des périodes dans l'écoulemeat total des événements devra donc choisir des dates qui rnanqiKnt la naissance ou la mort des Etats. La civilisation romaine n'atteint son plein développement que le jour où Roms a assuré sa supériorité sur Garthage ou sur Corînthe. La civilisation athénienne est arrêtée dans sa fwce créatrice, le jour oà Sparte l'emporte sur AthèiMs.

Mais à leur tour les Etats ne sont jamais isolés. Ni leur formation, ni leur accroissement, ni leur chute ne s'explique par eux seuls. Ni le ro^iaume juif ni les cités grecques n'auraient pu naître sans le hasard qui a fait qu'entre le zii'' et le IX* fflècle avant Jésus-Christ il n'y a pas eu de grandes' ptûssances en Orient^. L'État vit au miKeu d'un système d'antre» États, et dans un entourage de civilisations différentes de la sieime, mais qui réagissent sur lui. A leur tour ces systèmes politiques complexes et ces sphères de civilisations plus étendues sont enveloppées de systèmes politiques et de civilisations encore plus vastes. Au terme, et dans sa fin, l'histoire est toujours universalisle. Eluard Meyer n'affirme p^ sans raison que les cïvHïsations orientales, helléniques, grécoromaines forment une {^lomération énorme, mais unique^

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