‹ La philosophie allemande au XIXe siècleChapitre 62 sur 63 · Eduard Meyer.ïWne Sctiriflen. p · texte numérisé non relu

Eduard Meyer.ïWne Sctiriflen. p

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tradition se fixe à quelque degpé dans l'oi^nisme el soulenir alors que l'histoire est une lutte de la variation contre l'hérédité '. On n'a fait que répéter ainsi qu'elle est lutte des forces de révolution contre des forces de permanence. L'apparition de la pensée en sera-t-elle mieux expliquée ? Les besoins, dira Théodore Lindner en langage lamarckien, sont les moteurs de l'évolution, et ils naissent d'un déplacement graduel des circonstances, d'Impulsions du dehors qui nécessitent une adaptation nouvelle. Or, la conscience des besoins, accompagnée de la réaction nécessaire pour y remédier, c'est là ce que nous appelons des idées. Cette conscience s'éveille dans les individus, et ce sont des individus qui conçoivent les idées ; mais la masse seule les soutient et les vit. Les idées, ne triomphent donc que quand le besoin s'est généralisé, et quand, par l'exemple de quelques hommes, la multitude a appris à réfléchir sur ce besoin. La foule, dans sa détresse, est suggestionnée par l'élite des penseurs, puissamment. Et il y a des idées si obsédantes, et grefïées sur de si pressants besoins qu'on les appelle des principes. Il y en a auxquelles on se donne d'une adhéùon si religieuse, qu'on irait à la mort plutôt que d'y renoncer. Ce sont ces idées-là que nous appelons des idéals. Elles stimulent les énergies de la foule, jusqu'à l'extrême. C'est donc une garantie de vitalité pour un peuple que d'avoir des penseurs, c'est-à-dire des hommes qui inventent pour lui des moyens de s'adapter aux circonstances changées. Avoir des idées, c'est être ' capable de mieux survivre. Mais sans doute, au terme, les idées engendrent elles-mêmes, dira Lindner, les forces qui les détruisent. Nées du besoin, elles modifient, en se réalisant, les circonstances qui les rendaient nécessaires. ne sont plus portées par le sentiment de l'unanime détr

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