J. Volkelt, Stf»(em der Aatktlik, l. i, p
K LA PelLOiXniHIE ALLEMARDE AU XIX^ SIÈCLE
que l'esthétioiea ae sera mieux élevé à oontempl^r et à' juger eethétiquement' \a' beauté ée la nahire et de l'fffty et. qului» éâuoationi psychck^îque approfondie* l'aarâ rendu plus oapabls de' se poser' des questions fondas et: su^iesthicis-'. ConduoDsdonc que-s'ikoe repeuaseni pasientièreinenti l'expérimentation,, le plus'gmnd nombre des esthéticisDsi aile* mands CMilemporanis ne la conndèrent que comme uni pnxoédé provisoire et d'une portée très restreinte^ et qu», pour eux, ce sont l'observation, Hntroapeation et l'expérimentation intimequi sont' les'Oulils par exc^oiee de- l'esthétique.
Cette méthode d'observaticm et d'expérimentationintérieure e^WK'oiMiode descriptive : déorire'avec le. plus depréùnon et de- détails' possibles ce qui se pasBe daiiH; l'àme du spectateur lorsqu'il contemfde le Beau et en jouit^ et dans cedie de l'artiste lorsqu'il le crée, ffflslyser, pu rappert à cette OfHitemplation et à cette jouîssaoce, les formeS' ^latiales et temporelles qui^ les susoilent, c'est là' la t&ohe essentidle de la soienee du Beau; Est>-ce sa (àche unique? Faut-il abandonner complètement le point de vue kantien et n'accorder au jugement esthétique aucune prét^ition à l'univarsalibé et à la néeeasitô, aucune aptitude à fonnulerdes lois, des impérBAîfs, des noTTncs auxquels Tussent astreints et les speetatenrs et l'artiste. Quelques rares penseurs ^ oomzneMeumuui — s-'y renieraient volontiers; Mais, en dehors même de J. Cohn qui représente le kantisme intranàgeant, peur lequel l'estbétique' est, avant tout^ Ia> science du jugemeel porté sur te Beau, et d'après lequel toutes les fois que nous affirmons la valeur esthétique d'un objet, nous exigeons' tout uatureilement quUl. soit constitué de telle on telle manière', la g^nde majorité deS' esthéticiens psychologues oontemporain» de l'Allemagne proeltunent le caractère normatif de
1. Th. Lipps, Aeêlhti^ dans la Systematiêche Philosophie, t. V[ de la Kulttir der Gegenwart, BtrBn et Led^g.lWT, p. 3BS et S&Ti
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L'BSTHÉTIQDB ALLBHÀKDE GOItTmPOnUNB 83^
toute esthétique. Sans doute, conoèdeUpp», l'esthétique est en^pcemièreligne une scienee descr^tive et explicative. Mais elle est^ en même tempket: par cda même, normative. Si je saôa que tels faoteurs sont capables de soseitar le aentiment du Beau et tels' autres an- sont inoapables et pourquoi ila le soBivSi je connais les conditions néoassaire» pour faire naîtra ce sentiment, je devtenspar U même capable d'énoncer lea loia auK-qu^lea est soumis- oe smtiment. La connaissance de» frâtS" esthétiques va donc naturellement de la description à la prescription, de l'expLoation à la norme'. Et Volttelt est tout aussi, affîrmatif. Si tant est qu!il y ait des besoins esthétiques spéoifîquesi, jaillissant de la nature et du développement de la vie de l'âme, la salivations de oea- besoins est nécessairement liée à des manifestations déterminées de l'entendement, du sentiment et dé l'imagination. Ces manifestations sont les conditions^ néoeasaires et: aufBsantes de la jouissanoe esthétique et si lea besoins.qu'ils satisfont émanent vraimanL delà vie profonde de l'âme, ces conditions ne. sauraient être ni individuelles, ni ai4>itraîre3> ni continentes, mais elles auroat leur aouree. dans- la nature générale de l'intelligtsee, du sentiment et de l'imaginatioa, dans^ la. coostitution fonda» mentale de l&:vie de l'âme. Eb^)itméessGieati(iquemeiit,.cea conditions- deviennent des normes-. La satisfaction esthétique est une 6n qui a une valeur humaineet les normes esthâUquea expriment les' moyens qui, aeuls, sont capables d'atteindre cette, ân^ Âue« Volkelt donne-t-^l k l'esthétique un double fondement ; l'un descriptif, l'autre normatif^ et distinf^e-t-il quatre. grandes normes esthétiques qu'il envisage tour à tour aous leur aspect psycholo^que et dans leur réalisation lobjeetive. Pour qu!il y aU, plaisir esthétique, il faut que: fTintuition soit, satura de sentiment, ce qui donne' objectivement