‹ La philosophie ancienneChapitre 108 sur 194 · Gretior et polchro veniens in corpore virlos. (Virg · texte numérisé non relu

Gretior et polchro veniens in corpore virlos. (Virg

2. Diogèoe Laôrce (11, 5) parle dans le même sens : « Il engageait les Jeunes gens à se regarder souvent dans on miroir, afin que, s'ils étaient beaux, ils se rendissent dignes de leur beauté et que, dans le cas contraire, ils fissent oublier leur laideur par la science et la vertu. > — Voy., dans Xénophon, V Entretien avec Cri* Mule : c Peut^ire pouft«i-Je t'aider dans cette poursuite étant un homme qui s'entend en amour. Le soin de plaire à ce qui me plait me donne une certaine expérience dans la chasse des hommes. » {Banquety Cf. Economiques.)

3. Sa vivacité dans la discussion lui faisait fréquemment de mauvaises affaires : on le frappait, on lui arrachait les cheveux, le plus souvent on se moquait de lui. D supportait tout cela avec un calme imperturbable, au point qu'ayant reçu un coup de pied, il resta impassible. Quelqu'un s'en étonnant, il lui dit : c Si un âne m'avait donné un coup de pied, irais-Je lui faire un procès? » Tel est du moins le récit de Démétiios. (Diog. L., II, v.)

118 SOC&ATS

pas moins bon convive. Il pourak, dans un festin, ienir tète aux plus intrépides buveurs, boire sans jamais s'enivrer (âuvawroroç ic(v8ev). On le voit dans le Banquet de Platon, après avoir bu toute la nuit, laisser li les convives endormis sous les tables, s'en alkr tranquillement à ses occupations ordinaires, passer toule la jouraée dans les gymnases et y contuuer ses entretiens.

V. L'ironie socratique. — Celte ironie, qui est si bien la sienne qu'elle porte son nom et, sous ce nom, est restée célèbre, est à la fois une forme de son enseignement et un trait particulier de son esprit et de son caractère.

C'est une raillerie fine et enjouée, qui n'a rien de mordant nî de blessant, d'une parfaite urbanité envers ceux dont elle tourne les opinions en ridicule, toujours polie et bienveillante, accompa^e d^me sérénité inaltérable. On y sent toute la supériorité d'un esprit libre, qui, maître de lui, plane au-dessus des passions et des intérêts vulgaires, convaincu des imperfections du savoir humain et de la vanité des choses humaines, mais sans dédain ni amertume ; croyant à la force de la vérité et de la raison, ammé do désir d'élre utile aux hommes et espérant y réussir. Elle n'a rien de coroinun avec l'ironie sceptique, amère, sarcastique et railleuse, qui allriste et dessèche Tàme ou la laisse vide, ni avec l'esprit caustique mk saUriquej qui offense et veut humilier, ni 9imc le dénigreoMnt, ^ s'attaque aux grandes comme aux petites qualités et qui vient ée l'envie. C'est plutAt le sourire bienveillant du sage, qui jamais ne s'irrite, qui connaît la faiblesse humaine et mat ses plaies à wi pour les guérir.

Encore moins est-ce le rire de DéoMorite, qui se moque de k Mie et des sottises de l'humaine raison, uniquement f>eur s'en moquer. Sans poursuivre ce parallèle, ajouloss qu'oA n'y trouieraii rien qui ressemble à V humour et au dédain transcendant des modernes philosophes qui s'intitulent eux-mêmes Fécole de Yironie (Solger, F. ScblegeL, J. Paul, etc.). Mais ce sujet tient trop à la méthode pour que nous n'ayons pas i y revennr.

VI. Rappokts ds So€iute avec ses coMTEMPomAurs. — De ses rapports avec ses contemporsdns, on ne sait de précis que ce que Platon et Xénopbon nous en ont montré, Tun dans ses Dialogues^ l'autre dans ses Mémoires, le premier plus artiste, l'autre plus Mfh torien, quoique apologiste. Il apparaît, on Ta dit, fort tard dans sa vie sur la scène de l'histoire. Déjà pourtant il avait dû attirer Ta

Page 1