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V. E. Saisset, jEnétidètne, p

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en tout cela qu'un exercice oratoire, ce n'était pas la vraie doctrine. Celle-ci, quoique contradictoire mais sérieuse, c'était le probabi- Usine ^ que beaucoup d'autres adoptèrent comme eux et professeront, entre autres Cicéron, le plus grand des orateurs romains, sinon lui-même un grand philosophe.

SECTION m L'idée de la sophistique a rome et chez les alexandrins.

I. — L'idée do U aophlstlqaa ohos les Romains. — GioéroB, Onintilion, Taoito, Sénèquo, Luoion.

Nous n'avons pas à faire ici l'histoire de la sophistique à Rome, mais à montrer ce que fut son idée, pour les Romains, dans l'esprit des principaux écrivains intéressés à la connaître et capables de la bien juger. Nous devons simplement nous enquérir si le jugement qu'ils portent sur elle contredit, modi6e ou confirme celui que nous avons trouvé chez les Grecs, dans les principales écoles de la philosophie grecque. Ceux de ces auteurs que nous devons surtout consulter sont Cicéron, Quintilien, Sénéque, Tacite et Lucien.

I. Cicéron ^. — La philosophie, à Rome, ne fut jamais séparée de l'éloquence. Cicéron surtout représente cette union ou plulftt cette identité des deux formes de la pensée. Pour lui, comme pour Isocrate, la philosophie est rhetorica pkilosophans (v. supra). Ses écrits sont les modèles du genre, n ne comprend pas la science pure et désintéressée, ayant son objet et son langage propres.

Comme philosophe, il est académicien, demi>sceptique ou probabiliste (opinator). Il est orateur et même rhéteur; à ce double titre il devait ôlre plutôt favorable aux sophistes, porté à leur rendre justice et à reconnaître leurs mérites. On trouve bien en effet quelque chose de semblable dans ses écrits. Le portrait qu'il fait de Gorgias en particulier en plusieurs endroits est tracé d'une main très Qatteuse. Il le nomme toujours comme un grand orateur. 11 parle aussi avec estime

1. « Volunt probabile aliquid es$e et quati verisimile, toque se uli régula et in agenda vita et in quxrendo et ditserendo ».— (Cic.,ilca<i.,U. 10,11)... 7am«ii quia vieum haberent quemdam imignem et Uhutrem, Os iopientit vita regeretur {Cic.j de Ndt. Deor,, I, 6).

2. Voy. Orator, XII, XVIII; Brutut, Ylll, XU. — Surtout le de Oratore, I, 22, 111, 32; Orat., 49 et 52; de Invent., I, 5.

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