‹ La philosophie ancienneChapitre 181 sur 194 · Aurum latere in ttercore iUo scholastico barboriei · texte numérisé non relu

Aurum latere in ttercore iUo scholastico barboriei

4. Sckohiticot agnotco abundare tneptiit^ ted aurvm est in illo cœno, T. V., éd. Dutùit, p. 334, 355.

874 LES SOPHISTES aRBCS

losopbes comme Locke, Berkeley, ffwne^ animés en cela de l'esprit (te Descaries et de Bacon, veulent aussi et croient renouveler ab «itegro la philosophie. Locke dit bien quelques mots des sophistes dans f Essai sur F entendement kumain à propos de Yabus des mots. Et encore c'est des sophistes de Lucien qulljparle, auxquels il adjoint les scholaslîques *. Hume établit un dialogue entre un Epicurien, un Stoïcien, un Platonicien et un Sceptique. Le sceptique s'exprime absolument comme Taurail fait Protagoras, s'il eût vécu au xvm« siècle, et comme le font les sophistes dans les Dialogues de Platon *. Maïs il n'y est pas quesli(Hi des sophisles.

Lbs bncyclopédistes. — Les sophistes grecs, on Ta vu, ont été assimilés aux encyclopédistes (p. 267). Hegel le premier, je crois, a fait celle comparaison, que depuis ont répétée tous les historiens de U philosophie. Eh bien! les encyclopédistes se sont-ils douté qu'ils avaient des ancêtres, que ceux-ci, Platon, leur adversaire, les avait combattus et ridiculisés dans ses Dialogues; que leur lâche à eux par conséquent était de prendre en main leur défense et de les réhabililer? Nullement. Pas un d'eux, ni Didei*ot, ni d'Alembert, ni Voltaire^ ni les autres n'ont songé à celte parenté, ni su qu'ils jouaient le même rôle au xnn® siècle que Protagoras, Gorgias ou Hippias au siècle de Socrate, plus de deux mille ans auparavant. Eux qui (mt fait une guerre acharnée aux préjugés, n'ont pas pensé à eelui-U, et n'ont pas su en délivrer l'esprit humain.

L'article sur les Grecs et la philosophie grecque est de Diderot. Il y énumére toutes les sectes pêle-mêle, sans suite logique ou chronologique : Ioniens, Socratiques, Samiens, Pythagore, Eléates passent sous nos yeux. Les sophistes brillent par leur absence et ne sont pas mentionnés. Dans le volume spécial sur la philosophie, l'auteur Naigeon ne dit pas uû mot des sophistes. C*est aux érudits et aux historiens de la philosophie qoe nous devons nous adresser pour savoir quelle idée on se fait de la sophistique et des sophistes grecs à la fin du siècle qui

1. « Puisque les anciens philosophesj'entends ces philosophes subtils et chicaneurs, que Lucien tourne si joliment en ridicule et, depuis ce teœps-là, les schokstiques prétendent acquérir de la sorte et gagner Testime des hommes par une connaissance universelle, ont trouvé par là le moyen de couvrir leur ignorance par un tissu curieux mais inexplicable de paroles obscures, etc. » Ess. sur Cent, hum., liv. 111, di. Y.

2. « S'il y eut jamais un principe passablement ccijain en phi)osopbie, je crois que c>st celui-ci : il n'y a rien qui soit en soi-mime beau et laid, digne d'anour ou de haine, d'estime ou de mépris. Ces différentes qualifications dépendent uniquement des sentiments et des affections de chaque homme en particulier. » OEuprts, t. U, 22, p. 190.

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