Th. Ribot, La psychologie anglaise
4. Funck Brentano, Les sophistes grecs et les sophistes contemporains, 1879.
5. V. Coasin. Hist. générale de la PAil.,7* leçon, tnâucHon de Platon. Arg. du Prolagoras, du Gorgias, etc. — De Gérando^ ^if <. comparée det tytt, pAt7.,â* éd. 1823. — Barlhélemy-St-Hilaire. Préf, de la logique d'Àrislote, BhéL d*Arislote, In- Irod., XXX. — F. lUvaisson, De la métaphysique d'Arislote, i. I, p. 273. — E. Saisset, Eitnidèmê, ch. Il, p. 30. -- A. Franck. ~ P. Janet. Hist, de la Phil. morale, 1. 1, p. 0. — Alf. Fouillée, U Philoiophie de Socrate, t. II, Ut. 8. — PhiL de Platon, t. II, liv. 8. — Ch. Uvèque, Iiiflnence de la sophistique sur les arts. Revue des cours publics fjuin 1835). — Waddington, Mém. de l'Acad. des sciences morales, — F. Nomrisson. TkibUtm dm progrès de la Pensée kumainSy v.
difficile de rétablir nettement. Ce qui caractérise Tépoque actuelle, en Allemagne comme ailleurs, c'est Tindécision, Tincertitude, la divergence des opinions, une sorte d'anarchie des intelligences. Toutefois il est aisé de voir que, sur la question qui nous occupe, Tesprit général, dans le public savant le plus vraiment éclairé, incline à une opinion moyenne, qui concilie avec les progrès de la science et ses découvertes réelles, ce qu'il y a de solide et d'impérissable dans les idées et les opinions antérieures.
Cette tendance nous la trouvons, quoique sous une forme elle-même indécise et non exempte de contradiction, dans le dernier et le plus considérable des grands travaux sur la philosophie ancienne dus à la science et à Térudilion allemande.
Dans un chapitre étendu et important consacré à la sophistique et aux sophistes grecs, le savant historien de la Philosophie des Grecs^ M. Zeller, nous paraît avoir cherché à concilier les résultats de la critique moderne, je veux dire la réhabilitation hégélienne, la défense et le plaidoyer anglais, avec l'opinion ancienne, celle do Platon et d'Aristote. Mais, malgré l'intérêt qui s'attache à son exposition où l'on reconnaît tous les mérites supérieurs de l'historien, nous avouons que nous ne pouvons nous empêcher de trouver sa critique indécise et flottant entre des opinions diverses. Il nous est impossible de concilier ses jugements sur l'ensemble et la nature même de la sophistique et sur les sophistes. Nous n'en dirons que quelques mois pour motiver notre opinion.
M. Zeller est un ex-hégélien qui, comme historien, s'est séparé de son maître et a rompu avec la méthode hégélienne de construction logique (V. Introd.). On doit l'en féliciter. Il fait une part dans l'histoire à la libre activité humaine^ à l'accidentel, aux causes extérieures, etc. Mais il resle, dans ses jugements, plus hégélien qu'il ne croit. D'autre part, il veut rendre justice à Toeuvre considérable de M. Grote. Aussi fait-il de la question de salaire, d'enseignement salarié, etc., un point très important auquel longuement il s'arrête. Il est loin pourtant de trouver que Platon et Arislote aient tort tout à fait dans la manière dont ils comprennent et jugent les sophistes. Ces trois opinions, selon nous, se coudoient sans se donner la main ni s'accorder, dans cette exposition. En voici la preuve :
1® Sur l'idée même de la sophistique, d'accord avec les positivistes anglais, M. Zeller trouve que la définition ancienne de Platon et d'Aristote est trop restreinte et trop étendue; mais il ne le démontre pas. Rien de plus vague que ce qu'il dit à cet égard. Or quelle est à luimême sa définition? En somme, c'est la définition hégélienne, la mbjec-