LES ANTÉCÉDENTS DE LA PHILOSOPHIE ANQENNE
I. — LA MYTHOLOGIE BT LA PHILOSOPHIE (LES mTTHBS ET LES SYS- TÈMES). — II. LA PHILOSOPHIE DES POÈTES (PHILOSOPHIE HOMÉ- RIQUE, ETC.). — III. LA PHILOSOPHIE GNOMIQUE, SENTENCIEUSE BT APHORISTIQUB (SENTENCES, MAXIMES, PARABOLES, ETC.). — IV. LES SCIENCES POSITIVES ET LEURS PREMIÈRES DÉCOUYEBTRS. — y. LE VRAI COMMENCEMENT DE LA PHILOSOPHIE ANCIENNE.
Quand on entreprend de faire connaître les systèmes de la philosophie ancienne, il importe que les limites exactes de son histoire aient été tracées. Autrement, on ne sait placer le point précis où cette histoire, en réalité, commence.
Ce qui est plus grave, on est exposé à confondre sans cesse avec les monuments de la spéculation philosophique d'autres manifestations de la pensée humaine, analogues, mais distinctes et qui appartiennent à d*autres histoires.
Ainsi en est-il i^ des mythes et des doctrines religieuses^ que de savants mjrthologues, linguistes, archéologues, etc., et, il faut le dire, souvent plus d'un philosophe persistent à regarder et à traiter comme de véritables systèmes; !2® des réflexions plus ou moins philosophiqttes mêlées aux récits ou aux compositions des poètes (Homère, Hésiode, etc.) ; 3* des maximes^ sentences ou préceptes de morale, etc., servant de base au droit et à la législation des anciens peuples et qui sont attribués à des sages (Solon, Lycurgue, Çakya, Manou, Gonfucius) qui, tout au plus, doivent être comptés parmi les moralistes. Du même genre sont les formes par lesquelles s'exprime