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LXII LÀ PHILOSOPHIE DBS POÈTES

persoimageft mythologiques s'amment, s'individiialiseDt et sliinna* nisent; leur caractère se prononce, se détermine et se déploie dans une multitude d'aetions, d*aventares plus ou moins intéressantes et dramatiques, mais où le sens religieux s'efface de plus en plos et laisse à peine après lui quekpMS traces équiroques.

C'est ainsi qu*est née, en Grèee, Vépopée véritable. Elle se distingue de Yépopée mythohgique ou dv mythe héroique, comme les représentations idéales de la sculpture et de la peinture des vieux symboles, des emblèmes grosôers da culte prioûtif . Tds soot les poèmes d* Homère et d^Hésiode, et surtout l'épopée bomérique. La mythologie nous y apparaît tellement tranrfonnée, qu'Hérodote a pu dire que ehes k» Grecs les poètes avai^At créé les dieux. Daas Vtmtkropomorpkisme grec, religion toute poétique, Thomme est réellement h mesure de tontes choses. C*est par là que ces représentations et ces labiés forme»t un si frappant contraste avec le naturalisme oriental et avec les mythes du culte primitif qui ODt seniaux poètes de textes et de sujets* Ceux-ci les ont façonnés avec toute la liberté de leur génie, conformément aux règles de Tart ^ du goût, sans souci du seas religieux et traditionnel.

On conçoit comment avec cette liberté toute nouvelle, que prend Tesprit dans le domaine de l'imagination et du goût, s*acconqplit aussi peu à peu un progrès dans le sens de la pensée réfléchie ou de la conception rationnelle. Quoique Fimaginatim, et avec elle l'inspiration domine, la réflexion y a aussi sa part dans les créatioM spontanées, mais personnelles du poète et de l'artiste. Il ea pe«tn utttre une œuvre non totalement réfléchie, mais où la réflexion se montrera un peu partout, au moins par intervalles et cela sous son vrai nom et avec ses caractères propres. U en naîtra uae sorte de philosophie qui n'est pas celle des philosophes et qui ne sanrait se traduire en systèmes, mais qui devance la vraie philosophie et a qudque analogie avec elle. Le poète est toiqours Finspiré, l'interprète sacré (interpres sacer) des dieux. Il est aussi l'écho harmonieux de la pensée de son temps. Cda n'empêche pas que, d'une manière plus consciente et plus réfléchie, il ne se mêle à ses chants et à ses récits, à l'action qu'il représente, des réfiexien» générales d'un ordre élevé sur ce qui est le fond de la oroyuce commune ou ce qu'U conçoit lui-même d'une façon personnelle, je veux dire sur ces grands objets, l'univers et ses lois générales, la nature et la destinée des êtres, l'origine du monde, le cours ou la maidie des événemittàts humains, la condition de l'honuDe et sa destinée actuelle et future, son immortalité, etc. n met ces idées dans la bouche de ses penoA-

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