‹ La philosophie ancienneChapitre 48 sur 194 · UL PHILOSOPHIE DES INDOUS LXXXIII · texte numérisé non relu

UL PHILOSOPHIE DES INDOUS LXXXIII

ses opératms et tracé ses régies; elle esl deve&ue une scienoe ti m ut, et elle a dosné son nom à la secte qui Ta inventée. Les solutions aux problèflMs principaux de la philosophie soni analogues à <ceUes des penseurs «nciens et iiodernes qui les ont agités et aujourd'hui les agitent eftoore,

1V)ut cela «dmis et toutes ces concessions faites, nous ne devons pas nous laisser abuser sur les vrais caractères de toute cette phifosophie. Ceux-ci sont peu propres, selon no«s,i nous faire revenir de ce qui a élé dit de l'esprit oriental et de la philosophie tout ^tiére dont il est le créateor.

n. Ses caractères. — Ce qui paraît le plus évident, c'est q«e lotts ces systèmes, issus de la religion brahinaïque, ne s'en sont jamais loitt à fait séparés. Leur base commune, ce sont les Védas.

Les plus irréligieax et les plus hardis tiennent encore, de IWeu de tous les auteurs, par un lien plus ou moins étroit, à ce qui fut leur point de départ et à ce qui, pour eux, feit toujours airtorité. Le lexte des Védas y est sans cesse invoqué^ même quand ils en contredisent le contenu et qu'ils élèvent, en féoe du dogme, une doctrine contraire à celle des livres sacrés. Il est aussi des données premières, comme les trausmigrations des âmes, les changements et les vicissitudes de fétre, qui, évidemment pris à la même source religieuse, sont acceptés sans examen ni discussion par tous ces systèmes. Or^ si la religion est le berceau de la philosophie et si caUenci a raison de lui emprunter ses dogmes, quand elle les croit oonformes à la vérité, elle n'«xiste réellement, comme philosophie, qu'autant qu'elle les a soumis à rexamen^ et reconnus vérités. Une fois qu'elle est née et qu'elle a grandi, elle doit marcher d'elle-même et parcourir en toute 13)erté la carrière qu'eliennème s'est ouv^Mle. C'est ce qti n'est, parait-il, pour aucun de oes systèmes. Plusieurs se donnent pour n'être que des interprètes du 4ogme rèv^. D'autres se pro^ dament, il est vrai, indépendants de toute autorité; mais si l'on y regcrde de près, on voit qu'il n'en est rien. Le fond de la pensée est le même. Partis du même point en prenant une route différente, ils aboutissent au même résultat ; les attaches sont visibles.

Cela étant, on aboutit à l'idée d'une sorte de ^olastique ou d'une philosophie analogue à celle qtii, au moyen liga^ dans le monde chrétien, y a fleuri pendant un grand nombre de siècles et dont, certes, on ne saurait contester les mérites ni les services rendus à l'esprit humain. Mais on ne doit pas oublier que d*abord, appuyée sur un dogme bien supérieur, si elle a dû jeter les clarté les plus vives, représwitée par

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